id., 1979.Vision apocalyptique, cheapos et no future, magnétique (pas si éloignée de celle du Big Apple fracassé de New-York 1997), méchamment filmée, c’est l’occasion d’une des ouvertures les plus catchy et estomaquante du ciné d’alors (la poursuite du Knightrider), d’une poignée de scènes traumatisantes (l’agression collective de la minute 25, celle de la famille de Max, Goose le motard passé au barbecue…) et de quelques autres distillant une angoisse de correcte ampleur (la traque forestière (cousine consanguine de Delivrance ?) précédant la mise à mort du bébé de Jessie (elle survivant tout juste) me terrifia, en son temps).
Joué assez approximativement (malgré l’hallucinée Tondeuse, sorte de Benny Hill psychopathe), ce qui renforce le malaise ambiant, mais filmé avec une rare intensité, le film, nerveux et complaisamment sadique, idéologiquement douteux (tout ça est bien réac’ !), est soutenu en outre par une partition orchestrale classique et baroque à la fois de Brian May (très Herrmann-Rozsa-Waxman) qui renforce le climat difficilement soutenable de la chose, authentique concentré de chocs, pépite odieuse et inouïe, scandaleux chef-d’œuvre patenté… film-monstre, culte et éminemment formateur,
par George Miller.
1 commentaires:
je n'ose imaginer la débauche de violence, de sang, de détails sordides (le gorille à l'hôpital, la maman écrasée...) qu'un quelconque réalisateur en ferait aujourd'hui
alors que là le film est au plus près de l'os, sec et fait durablement de l'effet
je viens de le revoir ce jour et je n'avais porté attention à la partition musicale, de l'homonyme guiatriste de Queen, mais elle est très B Hermann, à tel point que parfois on dirait des repompages intégraux de passages pris chez Hitchcock
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