L'Homme Orchestre

L'HOMME ORCHESTRE
Volontiers contemporaine (même si Fufu n’est pas le plus à l’aise qui soit en plein feu d’artifices pop !), gentiment non-sensique, cette version reliftée modern-jazz d’Ah les Belles Bacchantes matinée de Tombeur de ces Dames de Jerry Lewis (même dispositif « un homme/cinquante femmes », usage de l’espace et de décors fort proches (l’hôtel romain)) ne brille guère par une mécanique huilée à la Oury ou Molinaro mais tient, de loin en loin, debout grâce à de menues séquences de modeste anthologie (la pesée des danseuses) liées avec groove par la BO hippie d’un François de Roubaix moins mélancolique qu’à l’accoutumée.
Le titre marque par sa douce audace (les outrances ne sont pas celles d’un Jean Yanne ou d’un Gérard Pirès non plus), son évident caractère à contre-courant pour le père deFu (plus tendre et moins obséquieux), ses nobles tentatives musical, très empruntes de Maritie&GilbertCarpentisme (on songe aussi, observant Evan Evans, à Claude François et ses Clodettes, tenu pour aussi tyrannique) sans jamais se hisser vraiment non plus.
Anecdotique, mais chaleureusement.
Serge Korber (1970)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Anecdotique, l'Homme-orchestre !
Il ya des coups de pied au cul qui se perdent.
Je te l'accorde, le film est plus une suite de saynètes qu'une intrigue avec debut-mileu-et fin.
Mais pardon, quel univers !
Quelle audace, dans les décors, la photo ,la musique, les costumes, le montage. On a rarement vu une telle esthétique pop dans la cinémato française (à part peut-être Mister Freedom de William Klein, réalisé lui avec trois francs six sous ).
Et tout ça au sein de la Gaumont, boîte de prod conservatrice s'il en est.
Les séquences de Musical sont dignes d'un Jean-Christophe Averty.
Ce film est un ovni dans la filmo de De Funès (d'ailleurs, un de ses films, les moins appréciés )
Un ovni tout court dans le cinéma français. Mais pour le coup du vrai cinéma.
A recommander à tous les ufologues !

mariaque a dit…

Bien évidemment prêt à recevoir ces coups promis au cul, que je tends ici même...
... mais au pied de qui, animé anonyme ?