Cauchemar des esprits cartésiens et hantise des amateurs de naturalisme, le cinéma de Dario Argento atteignit en février 80 son comble baroque à l'occasion du deuxième volet de sa trilogie (prochainement achevée) des Mères, authentique et sanglant ballet macabre, sur-esthétisant et véritable expérience sensitive (pupilles et tympans dégustent !) - le cinéphile romain n'ayant d'yeux que pour Le Voleur de Bicyclette dut ainsi multiplier les bains au DacryoSérum pour espérer revoir un jour autrement que tout en rose et bleu.
Poussant ainsi la manière de Mario Bava à un extrême insoupçonnable, s'affranchissant un temps des règles scénaristiques jouissivement fumeuses du giallo (le film est, tel l'indépassable Suspiria, catégoriquement fantastique) et se laissant aller au plus parfait too much made in Italy (la complaisance de ses exécutions vaut bien la taille des bonnet emballant le nibard Fellinien), le réalisateur bizarrement coiffé se paye à grands frais (ce film le tourmentera durablement avant qu'Opera ne le remplace dans ses névroses créatrices) une virée tourbillonnante en décadence esthétique, en orgie sadiquement surréaliste, avec toutes les outrances permises par l'héritage latin (les différents modus homicides, fort variés, n'offrent ainsi pas un vain catalogue à la slasher (Vendredi 13 en tête), mais une possibilité de gammes, une palette infinie de sensations et de sadismes, culturellement propre aux empires déchus (l'équivalent du gunfight américain)).
Sans doute à la fois le plus fameux (et le moins vu !) de la légendaire époque de l'Asia's daddy, l'absolu classique Inferno ne joue cependant, plus que tout autre, que sur une dimension purement plastique, grandie par un érotisme moins frontal (bourrin ?) qu'à l'accoutumée (Daria Nicollodi n'a jamais été plus sexy qu'ici (pour le remake, songez, producteurs, à Tania Bruna-Rosso !)), le limpide de son script faisant passer la moindre nouvelle de Lovecraft (ou la moindre chapitre d'Ira Levin) pour de l'Alphonse Daudet. Et constituerait ainsi, le pendant surréaliste et coloré du putrescent poème morbide de Lucio Fulci, L'Au-Delà ?
Dario Argento (1980)
Poussant ainsi la manière de Mario Bava à un extrême insoupçonnable, s'affranchissant un temps des règles scénaristiques jouissivement fumeuses du giallo (le film est, tel l'indépassable Suspiria, catégoriquement fantastique) et se laissant aller au plus parfait too much made in Italy (la complaisance de ses exécutions vaut bien la taille des bonnet emballant le nibard Fellinien), le réalisateur bizarrement coiffé se paye à grands frais (ce film le tourmentera durablement avant qu'Opera ne le remplace dans ses névroses créatrices) une virée tourbillonnante en décadence esthétique, en orgie sadiquement surréaliste, avec toutes les outrances permises par l'héritage latin (les différents modus homicides, fort variés, n'offrent ainsi pas un vain catalogue à la slasher (Vendredi 13 en tête), mais une possibilité de gammes, une palette infinie de sensations et de sadismes, culturellement propre aux empires déchus (l'équivalent du gunfight américain)).
Sans doute à la fois le plus fameux (et le moins vu !) de la légendaire époque de l'Asia's daddy, l'absolu classique Inferno ne joue cependant, plus que tout autre, que sur une dimension purement plastique, grandie par un érotisme moins frontal (bourrin ?) qu'à l'accoutumée (Daria Nicollodi n'a jamais été plus sexy qu'ici (pour le remake, songez, producteurs, à Tania Bruna-Rosso !)), le limpide de son script faisant passer la moindre nouvelle de Lovecraft (ou la moindre chapitre d'Ira Levin) pour de l'Alphonse Daudet. Et constituerait ainsi, le pendant surréaliste et coloré du putrescent poème morbide de Lucio Fulci, L'Au-Delà ?
Dario Argento (1980)



49 commentaires:
Le grand alligator de Sergio Martino ?
Serait-on atteint de neopublishingite aigue ?!
Ce n'est pas ça, non.
Les yeux en plein dedans et de certains de ces films, je dirai qu'il ne faut mieux pas y mettre le pied gauche dedans, ça porte bonheur.
Pirates des Caraïbes ?
(zou ! je file en réunion sans attendre la réponse)
Filez donc ! Votre retour n'en sera que plus a-mer...
Pas d'Pirates des Cara' là, non...
Poltergeist III ?
Non, ni le 1, ni le 2...
"Susan's plan" ?
Non, pas Susan a un plan !
Ah ? Non (vu en son temps (déçu d'ailleurs) mais sans plus de souvenir concret aujourd'hui...)
Candyman (1, 2, 3... 35) ?
Susan's plan a les faveurs du 2e papier de ma bouzothèque. Plus insipide que Company man (nesspa CooCool)
Non pas.
Freddy contre Bambi ? me souffle-t-on...
Y'aurait-il une toute petite pointe de mépris pour la chose outrageusement fantastique ?
piranhas
bidibulle
C'était bien tentant, c'est mal tenté...
Je vais finir par croire que j'ai mal identifié l'actrice sur la photo...
Tout bêtement : Les Dents de la mer ?
Pas de Jaws ici. Ni 1, ni 2, ni 3 (ni 4 même).
Quant à l'actrice, renoncer à l'identifier serait plus sage...
Me concédera-t-on qu'elle ressemble fichtrement à Lara Flynn Boyle ?
l'ile de l'épouvante
Bidibulle
Ah, c'est une actrice... Je croyais vraiment que c'était Michael Jackson !
Le cauchemar de Freddy ?
N'était la couleur des cheveux, si vous voulez, mon cher Coolbeans.
Quant à la pugnace Bidibulle, sans doute cela finira-t-il par payer !
Point d'Freddy ici bas.
the host
bidibulle
ou bien alors La baie sanglante...
Bidibulle
The Philadelphia experiment ?
Rien de tout ceci...
Kaltiki le monstre immortel?
un chef-d'oeuvre...
Bidibulle
l'enfer des zombies
dernière offre, je dois aller coucher la bête
Bidibulle
Nada d'bon...
1492 Christophe Colomb de Ridley Scott ?
Mais non.
panic sur florida beach
bidibulle
ou piranha 2, les tueurs volants, tout bêtement
Encore bidibulle
Bon tout le monde est devant sarkozy, je me sens un peu seule...
Ceci dit, je viens de me souvenir que dans "Tenebre" de mon cher Argento, la jeune fille plonge sous l'immeuble pour récupérer son bijou et fait ce genre de rencontre macabre.
Je propose donc TENEBRE
Non, t'es pas seule mais... les chats et l'eau, tu sais.
Toujours pas de bon titre à l'horizon...
et cette évocation "ténébreuse" l'est effectivement, car inexacte...
(de plus Ténèbre a été en jeu en décembre dernier...)
... l'anecdote est bonne mais pas le film.
Inferno... J'ai honte, j'ai honte
Bidibulle
Faut pas. Il y a des films avec JCVD regardables, comme... la pub pour le téléphone portable.
P.S.: J'espère récupérer ma connexion à la maison pour participer au blind.
Je crois, cher chat, que la honte ne vient pas d'avoir finalement reconnu Inferno, mais bien d'avoir d'abord mélangé tout son Argento...
Vous êtes là en pleine affaire de spécialistes !
(et je confirme le soupçon lapidairement méprisant que je croyais avoir repéré plus haut pour la chose fantastique, non ?)
Je ne me le pardonnerai jamais!
Et quand je pense que l'ignoble krapulax a voulu me piquer mon point juste avant que je réalise mon erreur...
Je demande le divorce
Bidibulle
Accordé !
Je ne méprise pas : je manque de références. Mais je vais me rattraper... grâce à Noz et ses bonnes affaires !
Sinon, j'ai honte aussi : Van Damme a aussi joué dans un film intitulé Inferno mais ce n'est pas le même.
44 commentaires : on ne serait pas en train de battre un record là ?
Je retourne chez ma mère dés ce soir.
Saint Dario, me pardonnerez vous un jour?
Bidibulle
Non.
Très beau morceau extrait de la BO d'Inferno. De qui ?
Oups, pardon. C'est indiqué derrière le titre. Autant pour moi.
Pour info et pour ajouter au record,
la trilogie est terminée cher Mariaque.
Je regarde le dernier volet ce soir.
Krapulax
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