
2008, une année décidément bien sévère pour la franchise Asterix !
Tandis que le môme Langman se fourvoyant en trahison et hénaurme pétard mouillé finissait par faire calancher de rage sans doute Henri Labussière (la voix de Panoramix mais PAS dans ... Le Gaulois ni ... Cleopatre (Lucien Raimbourg prêtant son timbre au sage barbu jusqu'à clamser en 73)), passé de vie à trépas donc avant-hier, Jacques Morel, gourmand et impeccable second couteau chez Pagnol, Clair, Renoir ou Guitry, se chargeant de faire dire les « Môssieur Astérix » à Mossieur Obélix lors des trois premiers opus avalait quant à lui son certificat de naissance (comme d'autres six sangliers cul sec) en avril dernier...
Ou comment en plus que se faire retourner Goscinny dans la tombe, Astérix aux Jeux Olympiques précipite les dignes et derniers survivants en pareil trou pour y danser de concert le même gymkhana.
Astérix et Cleopatre passe pour la meilleure (presque ex-aequo avec Les 12 Travaux) des adaptations ciné du petit moustachu à gourde électrisante. C'est pas faux, dirait Lancelot dans Kaamelott. Mais il faudra se remettre en tête un graphisme particulièrement hideux (certes plus soigné que dans le premier film de 67, mais tout d'même pas joli joli) et une animation bien faiblarde, ne permettant guère de comparaison avec les bigrement soignés Disney contemporains (nous ne parlons ici que technique et graphisme, ne vous échauffez pas les sangs pour un débat de mood, d'esprit et de contenu qui n'a pas lieu d'être; d'ailleurs vous auriez sans doute tort !): à Noël 68 (soit deux semaines avant le film dont vous nous causons) sortait ainsi en France le chef-d'oeuvresque Le Livre de la Jungle ! Pas envahi l'irréductible gaulois ? Pas supplanté ?
L'autre débat qui reste ouvert, et ce depuis un paquet de temps (il s'en va et il revient, fait de tout petits riens qu'il est) depuis Little Nemo jusqu'à Persepolis en passant par tout ce que vous voudrez (dont Sin City): quel intérêt et quel espoir de réussite objective à adapter une BD, elle même déterminée graphiquement, rythmée, montée, séquencée et j'en passe...
Hein, j'vous d'mande un peu. Une fois d'plus...
René Goscinny, Albert Uderzo & Lee Payant (1968)
Tandis que le môme Langman se fourvoyant en trahison et hénaurme pétard mouillé finissait par faire calancher de rage sans doute Henri Labussière (la voix de Panoramix mais PAS dans ... Le Gaulois ni ... Cleopatre (Lucien Raimbourg prêtant son timbre au sage barbu jusqu'à clamser en 73)), passé de vie à trépas donc avant-hier, Jacques Morel, gourmand et impeccable second couteau chez Pagnol, Clair, Renoir ou Guitry, se chargeant de faire dire les « Môssieur Astérix » à Mossieur Obélix lors des trois premiers opus avalait quant à lui son certificat de naissance (comme d'autres six sangliers cul sec) en avril dernier...
Ou comment en plus que se faire retourner Goscinny dans la tombe, Astérix aux Jeux Olympiques précipite les dignes et derniers survivants en pareil trou pour y danser de concert le même gymkhana.
Astérix et Cleopatre passe pour la meilleure (presque ex-aequo avec Les 12 Travaux) des adaptations ciné du petit moustachu à gourde électrisante. C'est pas faux, dirait Lancelot dans Kaamelott. Mais il faudra se remettre en tête un graphisme particulièrement hideux (certes plus soigné que dans le premier film de 67, mais tout d'même pas joli joli) et une animation bien faiblarde, ne permettant guère de comparaison avec les bigrement soignés Disney contemporains (nous ne parlons ici que technique et graphisme, ne vous échauffez pas les sangs pour un débat de mood, d'esprit et de contenu qui n'a pas lieu d'être; d'ailleurs vous auriez sans doute tort !): à Noël 68 (soit deux semaines avant le film dont vous nous causons) sortait ainsi en France le chef-d'oeuvresque Le Livre de la Jungle ! Pas envahi l'irréductible gaulois ? Pas supplanté ?
L'autre débat qui reste ouvert, et ce depuis un paquet de temps (il s'en va et il revient, fait de tout petits riens qu'il est) depuis Little Nemo jusqu'à Persepolis en passant par tout ce que vous voudrez (dont Sin City): quel intérêt et quel espoir de réussite objective à adapter une BD, elle même déterminée graphiquement, rythmée, montée, séquencée et j'en passe...
Hein, j'vous d'mande un peu. Une fois d'plus...
René Goscinny, Albert Uderzo & Lee Payant (1968)


12 commentaires:
asterix et cleopatre
bidibulle
les 101 dalmatiens ?
la belle et le clochard ?
Une proposition à la fois: une seconde dés que la première est infirmée.
Mais Bidibulle avait déjà cramé la compétition du jour... Bravo.
la dépouille d'henri labussière est encore chaude...
bidibulle
Jean Delannoy serait mort ce soir
Hélas, le funérarium est bien plein, je viens d'apprendre la mort de Stan Wintson : http://ap.google.com/article/ALeqM5hl63ah_BPW5CBAcdk_1TIBKFLorAD91BGIS00
Si ça peut vous donner des idées supplémentaires, cher Mariaque.
... et Cyd Charisse, pas de doutes: ses gambettes remueront moins dans un coffin...
ok le graphisme n'est pas à la hauteur de la BD. Mais pour répondre à votre question, rien que pour les chansons et les voix de Roger carel et tout particulièrement celle de Micheline Dax (oh combien chère à mon coeur et tout aussi hilarante dans les 12 travaux), cela valait le coup d'être adapté.
Bidibulle
Carel excellant aussi dans sa partition pour le serpent Kaa, chez Reitherman ! "Aie confiance, crois en moi !"
Comparons ce qui est comparable, cher Mariaque :
d'un côté, un studio américain avec une force de frappe à l'échelle de la planète, se contentant d'adapter la plupart du temps des chefs d'oeuvre de la littérature, de l'autre, un hangar où tout reste à inventer à commencer par un graphisme retranscrivant l'univers d'une bande dessinée par définition statique et laissant moins de marge de manoeuvre à l'imagination.
Certes le Wolfgang de Mowgli en vaut bien un autre dans sa partie, mais n'enterrons pas trop vite nos petits gaulois.
Cela dit, le débat reste ouvert : comment retranscrire une image en 24 images ?
Krapulax, personnage de bande dessinée
Pareil déséquilibre entre les gaulois et les romains...
Enregistrer un commentaire