S'il s'avérera assez vain de débattre sur la proportion de nauséabond d'un titre dont la maxime directrice est donnée telle quelle la moitié du métrage venue (oubliez ce qui est légal, faites ce qui est juste !) et, plus largement, sur le douteux opportunisme de la veine self-defense (et vigilante) du cinéma de genre mid-70's mid-80's (car ce n'est rien plus grave qu'un opportunisme d'exploitation bassement commerciale, allons, redescendez un peu les effarouchés téléramesques prompts à brandir ci et ça devant Dirty Harry et John Eastland !), coeur de carrière pour le 'stachu Bronson au cours de la même période, il sera tout de même assez amusant de voir combien la paire Cannonique Golan-Globus (qui entame là une « fructueuse » collaboration avec notre Charlie redresseur de torts), et leurs collaborateurs de part le monde, profitèrent de la licence Death Wish pour tirer quelques menus marrons du feu de poubelle. Ainsi le flic Leo Kessler se substitue à notre bon Paul Kersey et le Ten to Midnight originel devient un Justicier... de plus...
Le reste est par ailleurs à l'avenant des leçons définitives données dans les opus préalables (DW 1 & 2) et l'exagération empathique permet une fois de plus tous les débordements habituels (puisque notre héros est attaqué personnellement (sa famille en général, ici sa fille) tout est permis !).
Une nouvelle porte scénaristique (assez) intéressante est toutefois entrouverte (pas plus) ici, le temps d'un lapidaire quart d'heure: ce flic cavalant après un serial killer nudiste, et qui s'écrie, hors de lui: « la manière dont la loi protège tous ces salopards, on jurerait que c'est une espèce en voie de disparition ! » pousse le vice jusqu'à fabriquer de fausses preuves pour coincer son coupable (d'ailleurs le bon). Hélas l'idée n'est guère plus développée ou interrogée, et n'est relayée que par le renvoi de la police et le libre-cours permis dés lors aux notions miliciennes de justice personnelle et expéditive (nous ne sommes après tout que dans un petit film d'action !). Le générique tombe ainsi comme un hymne sauf et punitif sur le pistolet fumant de l'ex-cop, la balle ayant été se loger vous savez où, tandis que le pauvre (mais arrogant, c'est vrai aussi !) bougre qui surinait les filles à poil (occasionnant quelques séquences graphiques et violentes bien découpées afin de nous éviter la vision du zguègue du gusse) a les menottes aux poignets... Bah. C'est Bronson après tout.
Jack Lee Thompson (1983)
Le reste est par ailleurs à l'avenant des leçons définitives données dans les opus préalables (DW 1 & 2) et l'exagération empathique permet une fois de plus tous les débordements habituels (puisque notre héros est attaqué personnellement (sa famille en général, ici sa fille) tout est permis !).
Une nouvelle porte scénaristique (assez) intéressante est toutefois entrouverte (pas plus) ici, le temps d'un lapidaire quart d'heure: ce flic cavalant après un serial killer nudiste, et qui s'écrie, hors de lui: « la manière dont la loi protège tous ces salopards, on jurerait que c'est une espèce en voie de disparition ! » pousse le vice jusqu'à fabriquer de fausses preuves pour coincer son coupable (d'ailleurs le bon). Hélas l'idée n'est guère plus développée ou interrogée, et n'est relayée que par le renvoi de la police et le libre-cours permis dés lors aux notions miliciennes de justice personnelle et expéditive (nous ne sommes après tout que dans un petit film d'action !). Le générique tombe ainsi comme un hymne sauf et punitif sur le pistolet fumant de l'ex-cop, la balle ayant été se loger vous savez où, tandis que le pauvre (mais arrogant, c'est vrai aussi !) bougre qui surinait les filles à poil (occasionnant quelques séquences graphiques et violentes bien découpées afin de nous éviter la vision du zguègue du gusse) a les menottes aux poignets... Bah. C'est Bronson après tout.
Jack Lee Thompson (1983)




5 commentaires:
Tootsie ?
Doctors in love ?
J'aurais dis comme Vincent! Sauf que le film est sorti en novembre 82 et que ça n'est peut-être pas ça...
Effectivement pas.
le justicier de minuit
krapulax
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