30 mars 2009

Le Distrait

le_distrait

Nous rappeler la chose rêveuse, poétique, fantaisiste est une chose. La revoir forcenée, vieillie, moyen écrite ("dialoguément") en est une autre, et celle hélas d'aujourd'hui.
Certes moins mécanique que quelques uns de ses films ultérieurs, plus frais aussi sans doute (mais le personnage du grand doux-dingue frisé blond (et chaussé comme il veut !) qui tiendra 25 ans durant était là naissant !), ce Distrait atteint de régulières limites en bien des aires de jeux: étirement excessif des séquences (l'ouverture du piéton dans la circulation), grosses faiblesses des bafouillantes scènes dialoguées (la pénible thèse publicitaire), cahin-caha de la progression narrative, mariage hasardeux des tons (la comédie lunaire, la fantaisie free-pop et la satire sociale type Jean Yanne sont étrangement dosées)... autant de petits points noirs qui, s'ils étaient extraits du pif, offriraient un profil davantage altier, comme (presque) ici.
Quelques séquences pourtant marchent à merveille et font encore notre bonheur (l'appartement d'Yves Robert, le repas de famille, la sublissime séquence du bureau s'affaissant au milieu des cages à oiseaux (sans Pierre Perret), le concours Clistax (et ses oeufs), l'ensemble des scènes avec Paul Préboist (?!)), mais isolément, sans constituer un film cohérent en soi. Ajouter à cela un Blier au minimum syndical (fichtre !) et une MC Barrault confondante de vide (y compris rayon charme) et s'assurer que l'audace formelle d'alors méritait sans doute plus de rigueur (comme chez Tati ou Chaplin)...
Pierre Richard (1971)

25 mars 2009

Clérambard

CLERAMBARD


En plein dans son exploration comportementaliste radicale late 60’s (nous sommes au lendemain d’Alexandre le Bienheureux), Yves Robert poursuit donc, flanqué de son indéfectible et fétiche Noiret (et de son goût immodéré pour les auteurs contemporains populaires (après Pergaud et Romains, voilà Aymé !), ses paraboles truculentes et savoureuses avec, cette fois-ci, la révélation franciscaine d’un ogre aristocratique exprimant soudain sa foi avec la même tyrannie et les mêmes extrémités que ses précédents courroux (« les Evangiles sont un plat qu’il convient d’accommoder » lui glisse pourtant sagement l’abbé du village).
Le gros Philippe s’y montre irréprochable et fort à l’aise, à brailler et déclamer sans cesse, tout autant que Dany Carrel, immuable dans son emploi unique de fille de joie au grand cœur (voir Un Idiot à Paris ci-dessous ou Le Pacha !) et portent à eux deux le film à bout de bras (Martine Sarcey les supportant tour à tour), entre scènes à la tendre drôlerie et séquences un rien plus cruelles (lorsque Hector jette son épouse à genoux devant la fille publique).
Si le conte piétine parfois dans sa mise en place, ou plutôt fait piétiner le spectateur (les minauderies bégayantes de Gérard Lartigau - le fils (trop vieux pour le rôle !) - ayant le don de vite agacer), un rythme de croisière impeccable est trouvé aux deux tiers et débouche sur une dernière demie-heure remarquable : le miracle final (que seul le curé ne parvient à voir !) en étant parfaitement symbolique.
Un rien de fantaisie en plus, de folie burlesque, n’eut pas terni la chose sans doute, mais elle s’accueille déjà, malgré défauts et négligences par-ci par-là, avec un bonheur non feint, hautement revigorant.
Yves Robert (1969)

20 mars 2009

Arrête de Ramer, T'es sur le Sable

Avant, bien avant d'être branchouillifié par la môme Coppola ou les pères Anderson et Jarmusch, Bill Murray était cet « autre » acteur issu de la téloche (Saturday Night Live*, comme une tripotée de Dan Aykroyd ou John Belushi à Eddie Murphy, Mike Myers ou Will Ferrell), aiguillon comique et bavard, enchaînant sans jamais se lasser punchline sur vanne, avec un débit et un ton ironiquement droopyesque bien à lui qui fit les beaux jours d'une poignée de comédies volontiers potaches ayant enthousiasmé l'Amérique du Nord 5-6 ans durant (moins chez nous, fossé culturel sans doute). Entamant cette série (bien avant donc de goûter le whisky Santori pour la télé japonaise !) avec le présent Meatballs (stupidement traduit par les distributeurs français pour coller à une fraîche et néanmoins pénible tradition de titres audiardo-philippeclairesques), avant de rempiler dans un genre assez proche avec les HaroldRamiseries Le Golf en Folie ou Les Bleus, Murray semble être (à l'instar de Coluche in Le Maître d'Ecole dernièrement évoqué par chez nous) le seul argument, l'unique colonne vertébrale d'un film pas assez écrit et se reposant sur le seul charisme de son personnage principal (le reste du casting, à l'inverse du Berri incriminé, étant d'une fadeur ahurissante), réel mais authentiquement insuffisant.
Reprenant paresseusement les manières du campus movie comme elles ont pu être édictées par l'American College de Landis et Belushi pour les transposer dans un camp de vacances, le titre annonce très sagement en outre les frasques de productions à venir, type Porky's (Clark, 82), Palace en Délire (Israel, 84) jusqu'à Docteurs in Love (Marshall, 82), Police Academy (Wilson, 84) ou Les Zéros de Conduite (Israel again, 85 (avec le frère de Bill, John))** en déroulant un aréopage de stéréotypes et de silhouettes caricaturales (binoclard, obèse, et tout le toutim) se livrant tour à tour à des manoeuvres concupiscentes et des blagues éventées à base d'humiliations diverses (à la gratuité la plus totale puisque la figure du salopard en chef n'est même pas présente pour jouer les catharsis !).
Très artificiellement rythmée par des annonces radiophoniques ironiques et absurdes à la manière de MASH (qui tiennent lieu et place de laborieux « plan-raccord sur la fenêtre d'un immeuble » dans un film de cul), l'affaire peine en définitive à trouver une dynamique suffisante pour retenir l'attention, tant dans ses ambitions émouvantes (Tripper prenant le petit Rudy sous son aile comme Gérard Barbier la petite Camille***) que dans sa famélique succession de gags tous plus poussifs les uns que les autres... au point que son visionnage devienne une pure et simple punition, pire encore que d'être envoyé en colo !
Ivan Reitman (1979)

* en fait absent (par patent manque de flair !)
du démarrage du show, il le rejoint.

** relire à ce propos cette sémillante note
*** l'aurait pas vu c'film quand même le Berri ?!

19 mars 2009

Les Bronzés font du Ski

De tous les films du Splendid, il y a fort à parier que La Sunumintoj Skias soit l'opus le plus populaire auprès du large (qu'on dit aussi grand) public – une 10/12aine de millions de spectateurs à chaque diffusion télé). Avançant avec de forts drôles mais non moins gros sabots savoyards, cette comédie se montre en effet sans doute moins amère que Les Bronzés premiers du nom, moins noire et méchante que Le Père Noël Est Une Ordure (pas même 4 millions de téléspectateurs le 21 décembre dernier, en duel direct avec le présent "Bronzés 2" !), plus réaliste que Papy Fait de La Résistance, pour ramasser un max de suffrages - et des plus transversaux. Culte pour le moindre de ses dialogues, fétiche pour la plus insignifiante de ses séquences (il y en a pourtant de faibles, d'étonnements avortées (la « chute » du téléphériquesque Quand te Reverrais-je ?)), la production du tonton de Clavier (qui finança auparavant l'Emmanuelle de Jaeckin et qui amena Bachelet avec son chéquier) écrite exclusivement pour le cinéma (point de rodage sur scène de café-théâtre) se veut plus cinématographique que son prédécesseur abidjanais,ce dont on pourra discuter des heures durant une fois épuisés tous les gimmicks que nous colle chaque année les colonnes de Télérama en guise de critique pour la redif de l'année. Car c'est bien à une succession de sketchs (par ailleurs forts réjouissants) avec laquelle on a principalement affaire: peu de progression dans les personnages (y compris Dusse et Popeye dont les caractères en réclameraient à priori pourtant) fussent-ils plus fouillés (ridiculisés) et symboliques d'une certaine société française (certains sont même assez négligés: Lavanant et Chazel ont peu à défendre et sont littéralement effacées par une Balasko des grands soirs), guère d'articulation non plus entre chaque séquence (la fin du film tombe comme un cheveu dans la fondue, la faute sans doute à 40 minutes sucrées au montage, développant bien plus qu'il ne l'est l'égarement aux confins de la Vallée du Grand Bronze et de Notre-Dame de la Touffe)...
Qu'importe certes, le script déroulant des portraits hilarants, rigoureusement inusables (c'en est même ahurissant !), sans pitié pour la petitesse humaine (à moustache ou sans), et tricotant des répliques qu'on retient définitivement mieux que la date de son anniversaire de mariage (et qu'on marmonne devant son écran, banane affichée, une demie-seconde avant qu'elles n'arrivent), mais les francs rires ne devraient pas masquer non plus les nettes faiblesses des films. Enfin, visiblement si, sinon nombre de comédies françaises, de Girault à Chatilliez, ne jouiraient pas du statut immérité qui est le leur parfois... Rien d'aussi définitif ici cependant: ok, pas d'cinoche mais la preuve vivace qu'un après-Audiard (auquel il est rendu hommage ici avec la séquence de la liqueur d'échalotes) existe en Franchouillerie. Et l'assurance éternellement renouvelée de s'en payer une bonne tranche (de Foune ?).
Patrice Leconte (1979)

18 mars 2009

Papy Fait de la Resistance

Avançant sous les allures d'une grande transgénérationnelle du rire à la française* (de Funès devait même tenir le rôle de Galabru) cette ambitieuse fresque nazicomique n'est déjà plus tellement une affaire de Splendid: Chazel en couches n'est pas là, Blanc, Balasko et Lhermitte frisent le cameo et seuls Lavanant (une fois n'est pas coutume, r'marquez !), Clavier et Jugnot (très bons) ont les honneurs d'une enviable exposition.
Qu'importe, l'affaire offre une jolie mécanique (supérieure à l'Oury juste chroniqué) des compositions plutôt correctes (Galabru est bien, Villeret, jusqu'à ce qu'il ne chante, aussi), et à ses auteurs leur plus gros succès en salles avant les tragiques Bronzés 3...
Lorgnant assurément vers une Grande Vadrouille reliftée post-moderne, le titre, sans être jamais véritablement hilarant, possède néanmoins une identité et un charme certains, une mise en forme volontiers académique mais au service de son propos et, malgré un dernier quart (à partir du pénible Je n'ai Pas Changé de Von Apfelstrudel) en totale rupture de ton (mais aussi d'intérêt: les parties s'emboîtent plutôt mal) offre une bien belle tenue générale. On regrettera d'ailleurs que son épilogue, très drôle en soi mais par trop démissionnaire, désamorce lui-même un peu lâchement et un peu paresseusement son entreprise (les scénaristes Clavier et Lamotte voulaient moquer le film pamphlétaire de Résistance, dit-on), précaution inutile et regrettable, complaisamment télévisuelle même (un peu avant l'heure).
Bien plus vivace que sa pâle copie ultérieure et moscovite, le titre alterne les séquences avec une pugnacité certaine dépassant (longtemps) la simple et vaine succession de numéros (même si, bon...) tandis que la somme finit par ne pas s'avérer aussi lisse et inoffensive que ça, rendant les choses parfois plus subtiles (ou plus ambiguës !) que ne laissent croire son abattage clownesque et son défilé de vedettes.
Si on ne retiendra pas pour le meilleur les minauderies homophobes de Lamotte ou les outrances nazillonnes old school de Jean-Paul Muel, les postures prises par Maillan et Lavanant en La Bourdelle drapées dans une dignité ingrate et calculatrice (loin de l'éthique d'un Toscanini !) sont plus riches et intéressantes. Mais aussi le parcours masochiste de Michel Taupin (le savoir ministre in fine est assez savoureux) et même le background du Reichminister Von Apfelstrudel, demi-frère caché d'Hitler (après sa frangine in L'As des As, l'idée avait décidément du succès chez les scénaristes français early 80's !).
On goûtera encore certains dialogues, pas ceux devenus les plus cultes nécessairement (presque toutes les lignes de papy font mouche !), l'ambiance volontiers bédéphile (Sponz et Muller sont d'ailleurs des patronymes ouvertement empruntés à Hergé !) et quelques séquences toujours plaisantes (l'attentat contre Muller, la plupart des interventions d'Adolfo Ramirez), pour constater finalement que la chose n'a pas pris autant de rides ou d'outrages temporels que nombre de productions contemporaines et voisines... une surprise de taille, nous ne vous le cacherons pas !
Jean-Marie Poiré (1983)

* transgénérationelle n'équivalant pas à transcommunautaire:
nulle trace de la famille audiardesque,
de la bande à Mocky (Blanche, Poiret,...),

de celle de Yanne (pourtant présent à l'affiche)
ou du Café de la Gare (d'où vient Lamotte pourtant) !

12 mars 2009

Le Vieil Homme et l'Enfant

Loin du récent débat à l'occasion du calanchage du discutable bonhomme (remember !), débat qui aurait pu reprendre à la seconde où l'Académie des césars standingoovécheunait sa mémoire devant le menton tremblant et la perruque improbable de son tout aussi discutable fiston Thomas, repenchons-nous une minute sur ce que fut Berri réalisateur.
Réalisé dans la douleur et la contrariété quotidienne (Michel Simon pourtant suffisamment enthousiasmé par le script pour sortir de sa semi-retraite et s'embarquer dans un « premier film » se montrera odieux et volontiers humiliant à l'encontre du jeune Berri, qui finit par faire appel au vieux briscard André Hunnebelle pour « gérer » le vieux jouisseur anar), et avançant sur le fil ténu du sentimentalisme fragilisé encore par un « gros sujet » (un gamin juif protégé par un vieil antisémite bougon), ce morceau de naturalisme autobiographique que constitue ce Vieil Homme et l'Enfant s'avère décidément moins bien mis en scène (une équation récurrente chez Berri) qu'il n'est écrit (Brach aida). Filmé sans grand point de vue, le titre fourmille en revanche ainsi de saillies tantôt frappées de la plus touchante des mauvaise foi (à peu près toutes les répliques de Pépé), tantôt de vibrantes colères angoissées (le viscéral Charles Denner qui hystérise de panique devant son marmot qui refuse « de comprendre la situation »), tantôt de malicieuse innocence (« pourquoi il aime pas les juifs, si il est gentil ? ») et se montre plutôt malin à éclairer les contradictions d'une époque pour le moins troublée, de la propagande à la tonte des femmes, des ennemis de la France au végétarianisme rural, de la judaïté aux premiers émois cartepostalisés...
Des grands films d'après-guerre sur l'enfance, sans doute Berri n'obtiendra qu'un fort honorable bronze derrière Truffaut et Pialat sauf si bien sûr on repense le podium sous l'angle du succès, le père Claude ayant déjà le nez creux en matière de box-office ! Large succès pour cette première copie de réalisateur, grandement explicable par « l'effet Simon » (mais Cohen, Denner, Carel ou Preboist sont loin de démériter !) qui cabotine juste ce qu'il faut et fait presque toujours mouche et dont les scènes sont judicieusement aérées par des minutes scolaires (la chasse aux totos qu'il soient des villes ou des champs) ou agricoles (les manœuvres godillères pour obtenir du fermier une douzaine d'œufs) plutôt bien rendues. Et avant cette retraite grenobloise, une poignée de scènes parisiennes sous haut patronage truffaldien du meilleur effet, malgré la très faiblarde Zorica Lozic, tellement effarouchée qu'on peine à l'imaginer deux ans plus tard dans le Béru et ses Dames de Guy Lefranc !
Claude Berri (1966)

10 mars 2009

Frantic

Précédant de deux ans la caravane de thrillers paranoïaques souvent surcalibrés que s'enverra le père Ford durant les nineties, Frantic est en outre l'occasion pour la paire Brach-Polanski de s'adonner à une révérence à peine déguisée aux grandes contributions du gros Zhitchcock. Nimbé de vertige, saupoudré d'homme en sachant trop et faisant -évidemment !- femme disparaître, le script des deux gaillards lorgne ainsi à n'en plus finir vers les jamestewarteries les plus anxiogènes et les plus fétichistes, faisant de la sorte de Paris et ses ponts un autre San Francisco (d'où vient d'ailleurs le Dr Walker, ça alors ?!). La ville est en effet, à l'instar du Grand Hôtel, un personnage à part entière et peu de parisiens la reconnaîtront malgré ses monuments, tant elle est anglophonisée et revisitée à la sauce mystère. Gentiment interlope (on se croirait parfois dans Le Marginal !), froidement indifférente, le film ne retient de la capitale noctambule que ses petits matins hagards où les éboueurs sont rois, ramassant les déchets d'existence solitaires et anonymes, et une poignée de clichés à la dent dure... : on attendait de Roman un œil un peu plus frais sur le sujet mais on imagine que les conventions de la vente à l'internationale impliquait son quota de poncifs identificateurs et rassurants...
En pleine traversée du désert (à l'image du mégabide Pirates, les années 80 (et même au-delà !) n'auront pas été clémente avec le trublion polonais), Polanski avec Brach (alors en pleine période agoraphobe, authentique carburant de ses scénarios pour Roman (Repulsion, Cul-de-Sac, Le Locataire,... aux espaces sources des plus hautes angoisses) trouve, au-delà de la machinationnerie hitchcocko-doneniene, une tonalité propre aux films noirs à la française hautement infusés de lettres amerloques (on pense aux adaptations de Goodis par exemple, faites par Truffaut, Béhat zou Beineix mais aussi à quelques polars massifs de Jacques Deray ou Claude Pinoteau avec Lino Ventura), souvent amenée par les seconds rôles, les petites frappes ambiantes, les portes-flingues atypiques, les énergumènes un peu barges... la faune en somme qui peuple un univers discrètement décalé. Ici Pinon, Floersheim (régulièrement vus d'ailleurs chez les réals 80's cités plus haut) et une poignée d'autres distillent allègrement cette ambiance particulière, dosant absurde et angoisse.
Le film ne s'élève cependant pas bien longtemps à la hauteur de ses ambitions suffisamment longtemps (on dit le premier montage plus long d'un quart d'heure et jouissant d'une autre fin) et s'avère loin d'honorer la promesse de son titre (Frénétique)*) et passé le petit jeu des comparaisons cinéphiles, la machine piétine méchamment à mi-chemin, ne sursautant qu'à l'occasion d 'éparses séquences « d'action » à l'efficacité toutefois un peu vaine (la séquence du toit, celle du parking Beaubourg), faute de liant et d'égal niveau. Impression que ne permet pas d'oublier la fâcheuse partoche d'un Morricone en pleine phase Royal Canin, ni la douteuse performance d'Emmanuelle Seigner, ne valant pas plus qu'une Anne Parillaud ou une Fanny Bastien... loin de Kim Novak ou Audrey Hepburn** en somme.
Roman Polanski (1988)

NB: anecdotes de tournage ici.
*Harrison Ford agacera Polanski en suggérant ironiquement
qu'un plus humble Moderately Disturbed aurait suffi...

** Enfin ça vaut toujours (un tout petit peu) mieux
que Blossom dans la calamiteuse Vérité sur Charlie...