
On se faisait une joie.
De Vito et Barrymore, deux noms qui ont encor l'heur, malgré les fautes de parcours, de nous exciter à (presque) tout coup, et Stiller, dont quelques titres ont su nous séduire en leur temps (mentions toutes particulières à La Famille Tennenbaum et sa contribution aux Extras de Gervais & Merchant), rassemblés.
Seulement voilà. Voilà que bien que presque dépositaire de la génèse de la comédie mixant vedettes et mauvais goût, précurseur en quelque sorte des Farelly, des Roach et des Apatow (sa Guerre des Rose est tout de même une date dans la comédie usant de stars secretionesquement masochistes), le Duplex à Danny apparaîtrait presque comme un retardataire opportuniste (l'impression est plus forte encore autour de Ben Stiller, visiblement enfermé dans un emploi initié par Mary à Tout Prix et pérennisé avec les Mon Beau-Père*...et Moi, qui use nos patiences et notre bienveillance naturelle).
Agaçant, artificiel, vainement pugnace, à la mécanique un peu trop voyante (et finalement faible) et déterministe, cette guerre des générations, pour gentiment acide qu'elle est n'atteint jamais la folie caustique nécessaire (le cartoonesque ne saurait suffire !) pour emporter l'adhésion.
On se faisait une joie, on s'est surtout fait chier.
Danny de Vito (2003)
* il n'en avait certes tourné encore un seul,
mais tout d'même.
2 commentaires:
Regardez vous un "Kickass", ça vous changera les idées...
Enregistrer un commentaire