25 décembre 2010

Le Drôle de Noël de Scrooge

S'il ne respectait pas tant, une fois n'est pas coutume, la lettre de Dickens jusque dans les lignes les plus effroyables du conte d'origine (les dialogues sont en outre scrupuleusement (vainement ?) reproduits), s'il n'offrait pas aux comédiens (Carrey*, Oldman, Hoskins, Firth,...) une nouvelle expérience de jeu(x ?), s'il ne permettait pas à ces mêmes acteurs l'épuisante occasion de faire un film "pour leurs gosses" (ah ! j'entends encore le refrain par Depp avec Pirates des Caraïbes et, pis !, Clovis Cornillac justifiant son infâme Asterix...),... ce Scrooge-ci serait absolument superflu.
Mettons que pour ces fragiles arguments il acquiert toute légitimité. relatives (modulons, c'est Noël !).
Cela n'oblitérera pas cependant l'extrême laideur de l'entreprise (plus vilaine même que le préalable Pôle Express !)** au design de jeu video, les sempiternels tricks optimisant la 3D tels les lignes de fuites et précipitations dans le décor, l'inflation de caméras virevoltantes et j'en passe (un an plus tard, le récent Raiponce semble enfin affranchi de ces tentations de débutants !) et l'ennui de suivre cette énième variation sur un texte qui a déjà été épuisé (ou presque) par tous et toutes: Disney cent fois (Picsou étant le parfait héritier !), Henson itou (les Muppets et Michael Caine s'y sont collés), ... mais on trouve autant de Ebenezer Scrooge possibles campés par Fredrich March, John Carradine, Basil Rathbone, Walter Matthau, Tim Curry,... que de dérivés tel notre bon Bill Murray dans Fantômes en Fête (originalement titré... Scrooged !). A la longue, on se lasse...
Dans le registre "Jim Carrey se frotte au Xmas spirit", on retournera plutôt jeter un oeil sur (l'inégal ?) Grinch ! Quant à nous il faudra tirer une meilleure pioche pour le Noël 2011...
Robert Zemeckis (2009)

* dont l'emploi est trop proche (mais inférieur)
de sa partition dans les Orphelins Baudelaire.

** jusque dans cet odieux retitrage français !

1 commentaires:

il Gatto a dit…

Je trouve ça juste... laid. Je ne vois aucun intérêt (artistique) à faire jouer des acteurs pour les transformer en images de synthèse. Hormis dans Avatar ou L'Autre Monde, ou autres films dans lesquels ça se justifie (scénaristiquement).!