
27 mars 2010
Lucky Luke

25 mars 2010
Un Idiot à Paris
Si la schpountzerie est donnée pour le grand rôle de Jean Lefèbvre (correct mais rien de renversant non plus, très en surface en fait), c’est bien plutôt les numéros de quelques autres, épaulés par un Audiard, revanchard et bien poujado ce qu’il faut, qui font mouche (Yves Robert en tête, sensationnel échappé des HLM, mais aussi le toujours immense B.Blier en baron de la bidoche aux Halles prosélyte de l’Assistance Publique, et Paul LePerson, impec’). Les portraits successifs, (les étudiants en sciences humaines profiteurs, le chauffeur de taxi facho, les gendarmes à vélos, les péripapétiputes au grand cœur,…) soutenus par une distrib’ de genre homérique, ainsi que les tableaux qui s’enchaînent, sont un temps (une bonne heure quoi) assez plaisants - même si à charge urbaine vieuconnisante (Paris-est-un-enfer-où-toutes-les-solitudes-sont-foulées-au-pied) et au service d’une parabole naïve, digne des autres romans ruraux (et parfois vinassés) de René Fallet que le cinoche sut affadir un peu plus encore les uns après les autres (La Soupe aux Choux, Le Beaujolais Nouveau est Arrivé), le Mimi himself compris (Le Drapeau Noir Flotte sur la Marmite). Puis l’affaire se prend à patiner, s’embarquant in-fine dans un conte de fée des temps modernes, tendance Réalisme truculent parsemé de sentences poétiques agrico-horticoles foutrement prêchi-prêcheuses…
Le tout a son charme, toutefois.
Serge Korber (1967)
Retour Vers l'Enfer

22 mars 2010
Les Beaux Gosses

21 mars 2010
L'Enlèvement des Sabines

20 mars 2010
Bébert et l'Omnibus

Reprenant le Petit Gibus (son Léaud/Doinel à lui ?) de la succesfull Guerre des Boutons, le flanquant d'un jeune Higelin tout en titi dragueur, et l'entourant de la prochaine clique du réal (Mondy, Serrault, Richard, Lefebvre, Marin, Grosso-Modo, ...), le moustachu (qui ne l'était alors) donne dans la chronique banlieusarde, noctambule, ferroviaire et bon-enfant avec un bonheur un peu en-deça de ses grands faits de camera, mais émaillée de minutes plaisantes, voire carrément drôles. Produit par ses soins (et ceux de sa femme Danièle Delorme), Robert déroule ses motifs et ses antiennes, meilleur paradoxalement dans les scènes scabreusement adultes (la fuite de l'amant que le cocu cadenasse), que dans les caprices du marmot, vote irritants et répétitifs.
Yves Robert (1963)
18 mars 2010
Le Grand Sommeil

Mais on succombera vite d'aise en constatant que la fascination joue à plein, tant l'essence de l'univers est préservée (la morale en moins ?), cette essence faite de sensualité et de cynisme, de vices et de sordide orchestrant les moindres rapports humains (chacun tient chacun et essaye d'extorquer quelque chose de son voisin: pognon, cuisse, influence...). dans une société (y compris la haute !) dépravée et gangrénée de l'intérieur... Le vénéneux s'immisce à chaque plan dans l'oeil (l'âme ?) du spectateur sans difficulté, et le glamour contrebalancé par une violence brusque occasionne, pour le plaisir coupable de ce même bougre (soi, en somme !), les meilleures choses... Le Mal ? C'est Bien (quand c'est bien fait) !
16 mars 2010
Série Noire pour une Nuit Blanche

L'Enigme du Chicago Express
15 mars 2010
Tous en Scène

12 mars 2010
Terminator

NB : voir l'assez bath avis de l’Hyperbate, ici.
Les Chansons d'Amour

** encore que cela soit plus revigorant que le consensus mou
*** plus charismatique que, jalousement, je le pensais toutefois,
le fiston à Baisers-de-Secours Philippe !
Poulet au Vinaigre

11 mars 2010
Dead Snow

10 mars 2010
La Jument Verte
Bourvil ne mit ses propres billes sur la table que pour trois films: il cofinanca ainsi la Mockyenne Cité de l'Indicible Peur (1964), un Autant-Lara l'année d'avant (Le Magot de Josepha) et surtout cette Jument Verte (autant Larienne qu'il est possible de l'être).Autant-Lara ne mouillera quant à lui sa propre chemise (frileusement: il était prêt, par économie, à tourner La Jument Verte en Noir et Blanc !) que pour cinq productions, dont une ritalerie Bolognienne (La Corruzione, 1963), mais les siennes surtout, désormais difficiles à monter... car sixties. Oui, difficiles sixties puisque la Nouvelle Vague venue (les jeunes loups lui tailleront costard sur costard, fustigeant son cinoche à la papa), l'heure n'est plus à la coule pour le gars Claude (même si Gaumont et Poiré ne le lâchent pas).
Payé donc par trois passionnés d'Aymé (Alain Poiré l'indéfectible étant le troisième actionnaire principal) et tricoté par Aurenche et Bost avec l'aval du peu là regardant Marcel en chef (il conseillera tout de même de se passer des séquences dites des « propos de la jument » auxquelles tenait pourtant CA-L), ce conte grivois, truculent, gaillard, quasi-rabelaisien (on ne verra jamais plus Bourvil jurer et injurier de la sorte !) donne effectivement l'impression d'avoir 10 ans de plus qu'il n'a dans sa facture (sa tonalité c'est autre chose: il scandalisa les familles et le clergé de l'époque, qui obtint ici et là quelques interdictions, quelques boycotts à la corrézienne !)... Difficile voui, le visionnant, d'imaginer que 1959 (qui verra clamser Cecil B.deMille et naître Luc Besson, autant dire une page qui s'tourne) est à la fois l'année de ce canasson-ci et de l'A Bout de Souffle à Godard... de se figurer qu'un an auparavant sortait Mon Oncle de Tati ou Ascenseur pour L'Echafaud de Louis Malle... (mais en même temps, pour qui y regardera bien, on est assez en phase avec Les Misérables de Le Chanois ou Archimède le Clochard de Grangier, crus 58 itou...).
Pourtant ce n'est pas ces habituels griefs lancés à la face old school de la filmo de l'autre Cloclo qui ne nous font guère goûter à cette chevaline pièce (de La Traversée de Paris à L'Auberge Rouge, nous savons assumer notre autanlarie !) mais bien l'ennui qui pointe son naseau, passé une mise en place plaisante (les 20 premières minutes), celle installant la shakespearienno-postale guéguerre Haudouin/Maloret.
Les bottes de foin, fussent-elles égrillardes, finissent en effet par lasser et les atermoiements autour de « la lettre » usent sec à terme, d'autant qu'à un certain pompiérisme ne tarde pas à achopper une authentique médiocrité (formelle, tonale, rythmique); les sourires se font rares, enfin.
Et les apparitions émouvantes de Carette ou, plus encore de la moustache comaque d'Achille Zavatta ne sauraient suffire... et on se plaint à finalement trop peu voir Yves Robert (le Zèphe), une fois lancée son inaugurale réplique (ou presque), donnée anthologiquement à la vache qu'il tient par le licol: salope, t'aurais pas pu être bleue !
Claude Autant-Lara (1959)

08 mars 2010
Le Retour de Ringo

05 mars 2010
Coffy

Authentique spécimen de vigilante façon Charles Bronson, mais complaisamment dilué dans le cool de la soul-funk attitude (la BO de Roy Ayers et les sapes édulcoreraient presque un festival de cruautés pourtant du meilleur tonneau HershellGordonLewisien***), ce titre, concurrent direct du Cleopatra Jones de Jack Starett (et Tamara Dobson) à qui il mettra une pile à un mois d'écart (what a hot summer '73 !), inscrit littéralement sur les tables les commandements du sous-genre (à ce titre la première apparition de Pam installe le principe Grierien, fait de sensualité et de violence à la sauvagerie égale, et la propulse illico icône sexuelle, en un coup de shotgun) et suggère vite un filon pérenne (Foxy Brown est entrepris par les prods, l'actrice et Jack Hill plutôt promptement), où de moins bons s'engouffreront bien sur, le temps de la lapidaire mode.
Southland Tales

Grand machin new age, bien trop ambitieux mais terriblement touchant, ticket top-credibilty pour une poignée de jeunes loups trop "connotés" (Gellar, The Rock, SW Scott), post-KaDickerie ou trip Vonnegutien 2.0, brouet SF trop hype pour être honnête, fresque comics sans l'être caressant l'apocalypse comme le ferait Luc Besson et Night Shyamalan se tenant la main ? ...
... difficile de savoir ce qu'est exactement cette chose. Nous avons donc demandé à notre Watchman favori qu'il nous apporte ses lumières, en vain: comme nous, s'il parvient à voir ce que n'est pas Southland Tales, Coolbeans peine à identifier ce qu'il est (et, dans l'échec, nous en fait le reproche !?):
04 mars 2010
La Momie

