Le Chien des Baskerville

Holmeserie Hammerisée (mais sans lendemain !), teintée d'une empathie morale étrangère au héros originel, forte des ambiances baroques et gothiques à la fois de la maison qui rendit marteau plus d'un fan d'horreur fifties-sixties... à commencer par le David Shore de House, M.D., né avec le film ?














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The Hound of Baskerville, 1959 - Terence Fisher, canonné par Manchec.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Un film culte souvent diffusé
auquel je m'intéresse finalement peu
malgré ces qualités.

Je crois que Sherlock Holmes est un mauvais personnage de cinéma (et pourtant le plus filmé),
je n'aime (pratiquement) rien de lui
sauf si le personnage est détourné ou le film centré à 99% sur l'enquête.

EiffelNord

Mariaque a dit…

Votre hypothèse est peut-être valide, sans doute envisageable,... je ne suis pas assez calé en la matière pour y abonder ou non toutefois (pas vu le moindre Rathbone)...
Mais ça, sans qu'on soit farouchement dans le détournement, c'est tout d'même du tout bon:

http://eightdayzaweek.blogspot.com/2010/07/la-vie-privee-de-sherlock-holmes.html

Anonyme a dit…

Pour le "détourné" je pensais à lui (il est vrai que cela est fait avec une grande délicatesse)

Pour le "99% centré sur l'enquête", je pense notamment à "Le train de la mort" (pas vu les autres films de la série des années 40), sympa sans plus.

EiffelNord

FredMJG a dit…

Il y a aussi l'interprétation de Nicol Williamson qui n'est pas mal du tout dans The Seven-Per-Cent Solution d'Herbert Ross

Mariaque a dit…

Je m'aperçois avoir dit ça quelques temps auparavant (en 2007):

"Riche en atmosphère (ah ! la lumière, les décors (ici ceux du Cauchemar de Dracula réemployés avec à propos) de la gothique Hammer !), solidement incarné (Lee, plus subtil qu’en vampire expressionniste, Cushing, impeccable d’impavidité, sont à ce qu’ils font de mieux), la version Fisher de la célèbre et anxiogène enquête tricotée par Conan Doyle se solde par une telle réussite qu’on ne doute pas une seconde de l’hommage rendu par Tim Burton dans son Sleepy Hollow pas plus que de celui de Gans pactisant plus maladroitement (trop d’hommages tuent l’hommage ?) avec les loups ; quant à celui du Loup-Garou de Londres, de John Landis, il semble honorer par un émouvant passage de relais, la bénie cinéphilie que constitua l’œuvre pour les gamins des late 50’s.
Toutefois c’est un peu faire contresens de la Doyle’s touch, cette dernière étant peu nimbée d’esthétisme, de lyrisme et guère sensible au gothique en général. Qu’importe, le traitement fonctionne, captive (fut-il un brin complaisant) juste ce qu’il faut… même si le climax final déçoit, forcément."

Olivier LOËB a dit…

Pour du Sherlock Holmes revisité et, ma foi, fort sympathique dans l'air du temps - reste à savoir si l'exercice passera l'usure des décennies -, il faut voir (en VO, bien sûr) la série Sherlock, pleines de trouvailles et au personnage principal (revu dans le récent La Taupe) à la tête de serpent-Celui dont on ne prononce le nom.