id., 2010.AméliePoulainerie* conscientisée (et artifi-ciellement sexualisée), autoritairement bavarde et pontifiante, exagérément ambitieuse (dans les vastes champs embrassés) mais beaucoup moins déterminé cinématographiquement (pas une once de cinoche là-d'dans et ça vous étonne ?)**, qui, sous couvert d'établir un large et mordant portrait d'une fin de siècle française*** perdue dans les débats sur ses origines, sa mémoire et ses responsabilité, articule en outre des éditoriaux éculés, des idéalismes simplistes et un sens plastique de la comédie qui nous incitent, à l'aune de l'ennui ici infligé, à revoir séance tenante le plus vivace Je Sais Rien Mais je Dirai Tout,
par Michel Leclerc.
*****
* voir l'infect prologue Jeunetissime !
** sinon, encore une fois, bassement publicitaire !
*** ah ça, y'en a de "l'air du temps" pour se frotter dans le dos
entre abonnés du Nouvel Obs !
*** ah ça, y'en a de "l'air du temps" pour se frotter dans le dos
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14 commentaires:
Je suis de parfaite mauvaise foi car je n'ai pas vu le film mais je trouve ce texte extrêmement réjouissant et assez conforme à ce que je suppose être le film (un comédie "sociale" dans la lignée du mauvais "Travaux" de Rouan, par ex)
Moi, je l'ai vu, le Leclerc et même si, pour l'essentiel, Mariaque dit juste et vrai, il omet de dire le plaisir ressenti à la vision de ce film. Plaisir qui provient essentiellement d'un scénario bien foutu et dispensateur de quelques belles surprises (la visite de Jospin, les parents adeptes de nouveautés vite dépassées (marrant d'ailleurs que même cet aspect-là du film ne trouve grâce à vos yeux)). Et puis, mais visiblement, vous n y avez pas été sensible, une belle alchimie s'opère entre ce scientifique coincé et cette pasionaria décomplexée. Ne vous en déplaise, je maintiens mes 3 étoiles !
"Belle Alchimie" toute artificielle et éculée (honteusement post-Woody Allen par exemple) à mon sens !
"Belle alchimie" encore que la séquence des tourteaux relâchés à la mer ?! Vous vous moquez de moi, ou vous êtes devenu perméable à ces bons sentiments aussi naïfs que racoleurs ?
Même les "bonnes idées" sont massacrées par de "mauvaises" façons de mise en scène (y compris ce point que vous relevez et qui aurait du m'amuser plus que cela, mais non tant il est noyé dans un brouet so Foutaises (http://www.youtube.com/watch?v=Z2RfTPc6hEc) !!)...
Quant au "scénar", son pitch est déjà fameux mais assez mensonger, il ne sert qu'à déblatérer et déblatérer encore... (son enclin unilatéral (c'est sa vision du monde à elle qui est hystériquement imposée sans cesse et les remarques d'Arthur Martin ne l'atteignent jamais)... je préfère me refaire tout Mike Leigh, (y compris Happy-Go-Lucky), allons !
Non, mon bon, vos trois étoiles sont celles que vous donnez aux larges échancrures de t-shirt, à votre enclin pour les nymphettes (pourtant insupportable ici)... vos trois étoiles, elles sont pour les nichons.
Je le répète ici : j'ai bien ri. Mais j'étais bourré et crevé.
Plutôt d'accord avec Sonic Eric, et par ailleurs, moi j'avais aimé le Rouan.
Plutôt d'accord avec le fond de votre texte, cher Mariaque, mais moi z'aussi, j'ai pris un plaisir certain à la vision du film, que je serais malvenu de nier. je vous concède les tourteaux, le cygne aussi si vous le voulez, mais Jospin, c'était bien, Gamblin, c'est toujours bien, et Forestier c'est pas désagréable.
Ceci dit, à côté de "Mémory Lane", le peu de cinéma de Leclerc est une évidence.
Comme je l'avais dit en son temps, j'aurais aimé aimer plus.
Jospin c'est bien... mouais,
C'est d'la com' surtout, d'la poudre aux yeux. ça n'a aucun sens profond.
Ah, moi qui était aussi jospiniste que le héros de cette histoire, j'en ai trouvé, de la profondeur de sens (soupir)
J'ai d'ailleurs reproché véhémentement à ma compagne de n'avoir jamais eu pareille idée de cadeau (elle serait plutôt chemises):)
Excellente analyse, Mariaque. Mais quand abandonneras-tu ton style Inrock des années 90? Désampoule-moi un peu cette syntaxe. Tu n'as plus l'âge. (Hi!Hi! Polémiquons!)
Vous voilà bien remonté, cher Mariaque !
Si l'influence AméliePoulainesque est indéniable et quelque peu gênante, si la sexualisation est effectivement artificielle et manque de réelle intensité, j'y ai tout de même pris, à l'instar de mes deux camarades plus haut, un certain plaisir. Quant à l'expression politique, elle me paraît moins simpliste que vous le dites, la forme qu'elle prend étant souvent nuancée, voire contredite dans la foulée. Et je préfère, quitte à ce que certains défauts apparaissent, la clarté de ce film aux coups de coudes faciles et inoffensifs de "Potiche".
Sinon (le Dr le sait depuis longtemps), moi, j'aime beaucoup "Travaux" (film qui est d'ailleurs meilleur que "Le nom des gens").
Et allons-y pour un classement des films : celui-là meilleur que l'autre... Là n'est pas le propos et ne le sera jamais. La volonté est : je l'aime (ou pas) parce que. Tout le reste n'est que verbiage.
Quant aux t-shirts échancrés, elle les porte fort mal et ne m'a pas injecté une once de sang dans les corps caverneux.
Dire j'aime ou j'aime pas, c'est déjà, me semble-t-il, classer...
Personnellement, je n'ai fait que répondre à une gentille pique d'Orlof sur "Travaux", et j'ai profité de l'occasion pour glisser, par provocation, un autre titre, le Ozon, que je sais apprécié de notre hôte...
Quant au "parce que", il n'est pas vraiment aisé de le développer dans ces espaces de commentaires, plus propices aux petites saillies évoquées plus haut, sans même parler de la répétition de propos déjà tenus ailleurs, plusieurs d'entre nous étant déjà au fait des positions de chacun sur le film en question après avoir lu les chroniques publiées au moment de la sortie...
Et puis si on ne peut plus "verbier", à quoi bon bloguer ?
Oh, pardon.
Vous êtes tout excusé.
(et je ne décolère pas)
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