11 avril 2011

Scott Pilgrim

Scott Pilgrim vs. The World, 2010.
Brillante et vivifiante profession de foi pop cultcha (versant geek pawa !), débordant d'idées (toutes présentes ou presque toutefois dans le comics de Bryan Lee O'Maley), de malices* et d'ébouriffants moments bigger than life, et qui, si exposant diablement ses forces (visuelles, rythmiques, tonales), en fait tout autant de ses limites (fortes répétitions anti-dramaturgiques dues au principe videogamique des levels), sera sans doute promise à devenir le Ferris Bueller des années 2010,
par Edgar Wright.

*****




* S'affranchir de toute référence nominative à ladite culture (tout au plus un fugace T-shirt de New Order au détour d'une séquence... et éventuellement un final, au Chaos, clindoeillant discrètement Phantom of the Paradise ?), de toute private joke et des toujours tentants déballages de licences n'étant pas la moindre d'entre elles !


4 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai un vrai problème avec ce film (vu qu'une fois).

Si le début fonctionne bien,
1) je trouve que le personnage de Ramona ne fonctionne pas :
_ mal interprété, mal construit, peu attachant
_ on ne comprend pas l'attachement du héros pour elle
2) la succession de bagarres tourne à l'ennui, le film devient schématique et ni ne rebondit ni ne monte en puissance... un grand méchant peu efficace (mêmes problèmes qu'avec Ramona).

J'avoue toutefois avoir mal imprimé la fin du film.

EiffelNord.

Mariaque a dit…

Je me suis fait effectivement cette réflexion de la carence en charisme de Ramona... mais peut-être est-ce plus malin de n'en pas faire une pure icône, une bimbo indie, trop jolie et trop trempée pour être réelle ? Je ne sais pas...

Quant à votre "2)", cher Eiff', ai-je, avec certes mes mots et ma syntaxe alambiquée, dit autre chose (le boss, pour moi je le maintiens, reste une allusion au Swan de "Phantom of the Paradise" !)? Je ne crois pas...

Anonyme a dit…

Effectivement ce commentaire rejoint l'article (chose que je n'ai pas souligné/signalé)

... je suis surtout/plus dérangé par l'appréciation globale 4/5 (je note peu/pas pourtant) pour le film

qui a de réelles qualités, et une place à part (sans être totalement unique) dans la cinématographie mondiale mais ne fonctionne pas dans sa totalité/unité

à la différence de Speed Racer (un peu son jumeau) que j'ai encore revu hier soir et qui réussi son pari tout restant dans l'excès.

EiffelNord.

Mariaque a dit…

4/5 pour le côté culte/générationnel que j'y renifle, pour tout dire.
3/5 suffirait à mon goût propre mais je projette le lustre à venir...

Quant au Wacho' automobile je ne l'ai pas vu et le regrette. Rattrapage promis !