27 mai 2011

Excalibur

id., 1981.
Poussive* culterie arthuro-tolkiennique à l'ésotérisme balourd, à la plastique horriblement vieillie, au symbolique laborieusement démonstratif et flanqué encore d'un baroque plus rococo qu'authentiquement épique, rappelant ainsi aux étourdis que son auteur - ailleurs visionnaire comme le veut la docte côte - s'il put signer de sèches et solides affaires telles Le Point de Non Retour ou Delivrance, apposa son nom aussi à de plus croquignolettes - et peu "retenues" - entreprises telles L'Exorciste 2 ou... le slibardesque Zardoz,
par John Boorman.

*****
* et anachronique ? A quoi bon en effet traiter l'affaire "ainsi" après le Sacré Graal des Monty Python ?

5 commentaires:

Vincent a dit…

Décidément, ce film restera des plus clivants, solide affaire et plus encore qu'il est pour moi.
Respectueux des textes, original dans son approche (décors irlandais magnifiques), raffiné dans les costumes, ne tombant jamais dans l'exagération à grand spectacle (le nombre des chevaliers est crédible), opératique quand il le faut, épique mais si mais si, magique c'est bien le moins, traversé de visions oniriques, violentes et surtout sensuelles (ah ! l'étreinte en armure) inoubliables, sans oublier l'humour du personnage de Merlin.
Superbe, superbe, superbe !

Raphaël a dit…

Bonjour Mariaque, j'ai moi aussi vraiment accroché avec ce film, même si je pense qu'il aurait pu utiliser la musique de Karl Orff avec plus de parcimonie. Sinon, des plans nimbés de brume dans la forêt sorti tout droit de la légende elle-même, des passages incroyable (cet "amour en armure" qui en aura marqué plus d'un, non vraiment, Excalibur, c'est autre chose que Zardoz !

Mariaque a dit…

J'ai été, moi aussi messieurs, plutôt sensible à cette fameuse séquence "d'amour en armures"...
Mais elle ne m'a pas fait oublier le pompiérisme général (que je suis visiblement, ces heures-ci, le seul à tenir pour tel !), les intentions bien signifiées et quelque chose comme, oui (désolé): une certaine laideur.

Maintenant que la chose soit fidèle, ce n'est pas non plus un gage en soi. Aussi précise que la toile soit, n'est-ce pas vanité que la peinture (comme disait Momo) ?

Non, je sais bien vous décevoir, à tout le moins vous désappointer, fidèles collègues, mais nous ne choquerons pas nos gobelets à la santé d'Excalibur...

Anonyme a dit…

Si je comprends qu'on puisse trouver l'édifice médiocre dans son unité (quoique)
les choix artistiques, des motifs et plusieurs séquences sont très intéressants et impressionnants

Cette laideur visuelle réelle souvent fascinante la reproche-t-on parfois à Fellini ?

EiffelNord

Bruce Kraft a dit…

C'est vrai que le métrage est un peu pompeux dans son ensemble mais faut admettre que la grandiloquence de l'ensemble fait d' "Excalibur" une des adaptations du mythe la plus fidèle et riche.

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