The Last Man on Earth, 1964.Drame de la solitude en milieu hostile, ou comment un film que personne ne veut (la Hammer le refile aux amerloques et Matheson renie presque son script parce qu'il ne peut pas piffer Price) préfigure rien moins que La Nuit des Morts-Vivants de Romero et tourne définitivement la page des paranoïeries SF 50's: le monstre n'est pas l'Autre ni ne vient d'ailleurs, il est en nous, il est nous: nous sommes tous de monstrueuses légendes !,
par Ubaldo Ragona & Sidney Salkow.
*****
Impressions et avis diablement plus détaillés sur KINOK !
3 commentaires:
Je ne savais pas que Will Smith était blanc avant...
De mon souvenir, le film est gauche (le jeu de Price) mais, tu le dis, il apporte son argument à la tergiversation SF d'alors.
Le remake de 2007, qui hésite entre l'horreur du jeu vidéo et l'anticipation cinéphile, entretient de très étroites relations avec Le monde, la chair et le diable (1959).Et celui-ci en garde-t-il la trace ?
Price cabotine effectivement un peu, n'a pas complètement la modernité nécessaire au film (il est d'ailleurs beaucoup plus vieux que le personnage du roman) et se laisse à jouer certaines séquences de solitude avec la conscience d'être scruté par la caméra et le spectateur, n'atteint pas le naturel attendu, c'est vrai...
Quant au Ouilsmisse, un petit clic sur le mot-clé "Matheson" et la chronique apparaîtra, soulignant effectivement le rapport avec l'Harry Belafonte !
(rapport ici absent par faute d'identique contextualisation urbanistique sûrement)
Enregistrer un commentaire