29 mai 2011

On l'Appelle Trinita

Sur un script qui, dit-on, traînait dés les premières heures du spagh dans la poche de son auteur, le canevas canonique de ce que sera la forme immuable des collaborations fayoto-pugilistes du duo Spencer/Hill. Détournant la trame originelle (et Yojimbo-like) d'...Une Poignée de Dollars* et se démarquant de la violence sadique des grands modèles sergioesques (Leone, Corbucci**, Sollima) au profit de "bagarres" cartoonesques, la recette use (et abuse) aussi, en même temps qu'elle semble roublardement cracher dans le minestrone, des ficelles contrastées du buddy movie opposant/rassemblant au gré des situations un tandem paresseusement complémentaire.
Leone fut un temps abasourdi par la laideur, la lourdeur et la bêtise de la chose, pour l'assimiler finalement dans le script de Mon Nom est Personne ? Le public sera moins regardant, plus prompt et plus endurant pour s'avaler les faiblement "digérables" platées qui suivront ce premier opus, pourtant déjà exagérément long et bigrement répétitif,
par E.B.Clucher (aka Enzo Barboni).

* Défendre sans altruisme des opprimés
dans l'optique d'un bénéfice tout personnel
est ce qui reste de l'argument historique.

** pour qui Barboni fera le chef op'

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