id., 2010. Incompréhensible point de rupture entre une réalisatrice et (une partie de) sa cour, tandis que tout, dans son univers, demeure égal et cohérent (plastiquement, thématiquement, atmosphériquement, emotionnellement, autobiographiquement,…), à l'occasion de cette (bouleversante) micro-symphonie (wendersienne ?) des gestes et des regards (y compris entravés par du latex), des lieux, des cadres, des non-dits, des errances ouatées et des actes manqués (endormissements, renoncements, échecs, pannes, etc.), aussi mélancolique que douce-amèrement drôle (l'incongruité de l'artificiel des paillettes et des voluptés, sur le juste et ténu fil de la caricature), fouaillant subtilement la solitude en tour d'ivoire, et interrogeant tristement l'infantilisme de gens ne faisant que jouer (à l'acteur, aux voitures, aux cartes, aux consoles de jeux,… avec la vie des autres ?),
par Sofia Coppola.
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NB: Dans un mood approchant, lire (une fois de plus), l'incontournable Edisdead.
5 commentaires:
Je lui redonnerai une chance.
Sur le même sujet voir le "Toby Dammit" de Fellini
Eh oh, je ne suis pas gros, d'abord !
Merci cher collègue, pour le lien et pour la proximité du mood.
J'avais placé ma note de l'époque sous le signe des Strokes. Or, nous avons pu constater entre temps que le groupe avait subi à peu près le même dézingage à l'occasion de la sortie de leur 4ème album (tiens, la p'tite Coppola en est aussi au Numéro 4...) et pour les mêmes raisons, au fond : superficialité, redite etc... Pourtant, personnellement, je dirai la même chose de "Angles" que de "Somewhere".
A-bso-lu-ment d'accord.
Ed, you're my pal !
I like.
Filmer l'ennui avec un tel talent est à souligner mais un tel procédé a aussi ses limites je trouve... on se demande par moment ce qu'on fout là à mater des grands gamins à jouer à wii...
Il n'empêche, si Coppola jr souhaite faire tourner tous les has-been d'Hollywood, elle a du pain sur la planche, et je ne peux qu'applaudir ^^
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