id., 2011.Il y a, dans un Tree of Life, un film d'une heure-une heure quinze (celui qui débute après la calamiteuse "séquence de La Moldau de Smetana"*), qui n'est pas pour me déplaire. Qui répond à mon enclin clicheteux pour les fifties hopperiennes à greniers lynchiens. Qui m'émeut même, me renvoyant à mes expériences (fraternelles) et mes contradictions (familiales), et qui, malgré l'iconique passablement appuyé (l'est jolie et sacrificielle la môman, mais, justement, au bout d'un moment... on se lasse), me bouleverse assez.
Las !, ce film d'une heure-une heure quinze est lové dans deux -logues (pro et épi, bien sûr) flirtant avec l'infect cosmique le plus rédhibitoire au point de faire passer le final métaphysique de 2001 pour un scénario tropezien de Claude Mulot. Un préalable et conclusif trip beau comme un hors-série de Géo négligemment feuilleté dans la salle d'attente de son proctologue, aussi habité que possible (comparés à la présente élégie panthéisto-new age, Boorman et Herzog paraissent des cinéastes d'entreprise !), mais qui fait tout de même s'interroger sur l'idée que la quintessence d'un style, d'un genre, d'une patte, pourrait tout aussi bien (et sans doute mieux) s'appréhender par l'économie, le hiératisme même, plutôt que par la surenchère complaisante, l'inflation gratuite de symbolismes et de signes, et l'épanchement volontiers hémophile du grand n'importe nawak en mode harderbetterfasterstronger,
Las !, ce film d'une heure-une heure quinze est lové dans deux -logues (pro et épi, bien sûr) flirtant avec l'infect cosmique le plus rédhibitoire au point de faire passer le final métaphysique de 2001 pour un scénario tropezien de Claude Mulot. Un préalable et conclusif trip beau comme un hors-série de Géo négligemment feuilleté dans la salle d'attente de son proctologue, aussi habité que possible (comparés à la présente élégie panthéisto-new age, Boorman et Herzog paraissent des cinéastes d'entreprise !), mais qui fait tout de même s'interroger sur l'idée que la quintessence d'un style, d'un genre, d'une patte, pourrait tout aussi bien (et sans doute mieux) s'appréhender par l'économie, le hiératisme même, plutôt que par la surenchère complaisante, l'inflation gratuite de symbolismes et de signes, et l'épanchement volontiers hémophile du grand n'importe nawak en mode harderbetterfasterstronger,
par Terrence Malick.
*****
* digne de publicité pour une compagnie d'assurance !
3 commentaires:
Bien peu d'émotions dans ce fatras pour votre serviteur ! Un univers indéniable mais dans lequel je ne suis jamais vraiment rentré, échappant de peu au fou rire à l'entrée des dinosaures.
Je ne partage pas cet avis mais j'adore lire ces chroniques furtives et essentielles toujours aussi bien balancées.
Bravo pour cette chronique très drôle. J'ai l'impression qu'une grande majorité de spectateurs se rallie à l'opinion énoncée ici : une excellente partie centrale où Malick prouve un véritable génie de la mise en scène mais également deux séquences new-age passablement casse-pieds et aux confins du ridicule lelouchien... Dommage, on tenait pourtant un très, très grand film...
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