
id., 2011.
Hommage, révérence allégeante et générationnelle, dont tout marmot biberonné à l'Amblin (les Dante, Zemeckis, Hooper, Spielberg, Donner de 79-85) rêvait humidement et que le wonder-boy/fazeure de Lost, Alias, Star Trek et consorts (soit autant de trucs nous ayant jusqu'alors laissé d'un marbre inébranlé) transforme avec un grand talent old school et un savoir-faire insolent (exception faite de sa créature, aussi tech-toc que celle de Cloverfield - et ce malgré "le coup des yeux" !)... c'est marrant, on aurait bien vu plutôt Bong Joon-ho (The Host), aussi peu paperboyesque US suburbia fut-il, réussir un tel exploit !,
par JJ Abrams.
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7 commentaires:
Cher ami de la même génération, aux personnes qui :
1- ne savent pas que les séries tv ont changé depuis "Dallas",
2- pensent que JJ Abrams est un chanteur de variété-pop,
3- ont le sentiment d'avoir aimé "Cloverfield" un peu par accident,
4- ont nagé avec bonheur toutes les 80's dans les prod. Spielberg & Co...
4- ...mais les ont (à tort ?) volontairement laissé retomber dans les tréfonds de la mémoire au cours des deux décennies suivantes,
à ces personnes-là, donc, conseillez-vous quand même, comme nos amis des Cahiers, d'y courir à ce film ? Ou bien pensez-vous qu'il vaut mieux réviser ses "Goonies" avant ?
Voilà une bien grosse responsabilité...
Effectivement, le film d'Abrams repose sur une dose conséquente de postmodernisme qui, si elle n'est pas plus partagée que ça, pourra constituer une sorte de condition sine qua non à un plaisir garanti.
Je pense cependant que tout cinéphile un tant soit peu sérieux est en mesure de démêler l'écheveau...
Vous faites un peu l'impasse sur une fin passablement bâclée qui nuit grandement au souvenir du film.
Krapu
Ce film me fait penser aux Disney qu'on nous passait, jadis, sur le petit écran, à la Noël : on se faisait une joie de le voir et puis on oubliait, jusqu'au prochain Noël.
@il gatto: curieusement oui, à cette heure, je rejoins un peu votre impression. Passé un grand enthousiasme à chaud, le film m'est déjà très vague quelques semaines plus tard. J'escompte un rapprochement plus intime lors de la sortie blu ray...
J'ai passé tellement de temps à m'extasier sur le Bluray que le film m'est passé un peu à côté. Tous les moments de menace imminente sont parfaitement négociés et captivants (j'ai souvent pensé à Close encounter...), le reste m'intéresse moins.
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