30 octobre 2011

La Chatte sur un Toit Brûlant

Bien qu'évacuant tout le pan homosexuel du matériau originel (le Code Hays tenait là serré la queue du chat) et ayant été enfantée dans la douleur (production refilée de mains en mains, Taylor veuvant en plein tournage), une emblématique adaptation de l'hystérie façon "famille-je-vous-hais" propre à Williams (dont je vous rappelle que nous avons tous en nous quelque chose), portée par un chaud/froid interprétatif (l'underplaying stanislowskien de Newman et la retenue suspecte d'Elizabeth finissent par voler en éclats bruyants et furieux) et une tension sexuelle aussi intense que chez Mank, qui n'oblitèreront pas cependant lourdeurs et maladresses (la première moitié, assez irritante, ainsi que les portraits hâtifs et caricaturaux (la belle-soeur !))... pourtant, au final et comme par miracle, on adhère !?,

par Richard Brooks.

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