29 octobre 2011

Papa, Maman, La Bonne et Moi

id., 1954.
D'abord plaisante (et fort drôle) chronique de moeurs d'un immeuble parisien, dotée un temps d'une aimable sociologie verticale (et à l'occasion de laquelle brillent bien des tempéraments (De Funès, Tissier mais aussi la toujours impayable Dominique Davray)), la fantaisie de Papa... s'empêtre bientôt (à une heure de temps) les pieds dans le tapis du bon sentiment (jusqu'à un final enchaînant les préchi-préchas), qui affadit une oeuvre enlevée et pétillante (la touch du regretté Lamoureux, à n'en pas douter*) pour la mener vers un moralisme vertueux, à la générosité maladroite et à l'académisme envahissant alors de plus en plus - en un diapason formel ? - chaque minute qui passe**,

par Jean-Paul Le Chanois.

*****

* même si on ne saurait nier à Le Chanois son taux de malice,
son doux enclin à la satire bon enfant !

** ce qui ne refroidira pas l'audience puisqu'une suite sera
mise en chantier dès l'année suivante !

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