id., 2011.Télévisuel à plus d'un titre (graphiquement impersonnel* et zappingesque comme un network, le script eut été sans aucun doute mieux employé dans le cadre d'une série), dérangeant dans ses positions philosophiques (moraliste, hygiéniste, isolationniste**, le film impose sa triste logique***: tout contact avec "l'autre" s'avère fatal...), anachroniquement pamphlétaire enfin (Romero ou Pakula s'en seraient-il mieux sortis ?) en plus d'être assez ennuyeux et plus roublard que virtuose, cette grande fresque paranoïaque et Soderberghienne-là, malgré l'à-propos de son anxiogène sujet et son indiscutable morgue non-SF (encore que le courant "anti-spectaculaire" soit amorcé depuis quelques mois avec des titres comme District 9 ou Monsters****), laisserait presque croire que le réalisateur cherche à se poser en un parfait anti-Lars Von Trier: brillant dans la vie et bien balourd à l'écran ?*****,
par Steven Soderbergh.
*****
* la dialectique plastique de Traffic nous avait déjà fait grimacer !
** et c'est, bien sûr, la ténébreuse et srasseuse Asie qui est le foyer !
*** en même temps force est de reconnaître
que nous ne sommes que rarement embarrassés
par des dispositifs tout aussi radicaux
qu'impose parfois le cinéma d'horreur !
**** mais avec soixante quinze fois moins de budget, aussi !
***** l'un incarnant toutefois le sadisme et l'autre le masochisme !
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