The Green Hornet

id., 2010.
Sans doute, et en dépit de toutes les rumeurs qui courent sur la production (Gondry et Rogen tirant le projet de leur côté, le second -producteur !- l'emportant) et du coup, le peu de gondrytude aisément identifiable dans l'objet final, nonobstant plus largement la défiance assez générale dont il a souffert, ce Sup-H movie-ci réussit-il pourtant ce qu'un Kick Ass (si exagérément vanté) sabote par excès de roublardise, par contre-productif mésamour du genre. A savoir un pastiche sincère, manipulant autant l'iconoclaste, moquant le cahier des charges du crédo batmanien (trauma familial fondateur, découverte des responsabilités, etc.) qu'affichant sa gourmandise nostalgique à l'égard d'un matériau initiateur pour d'aucuns*, et s'avère ainsi l'un des tous meilleurs représentants du mouvement, le plus riche en occasions de bananes en travers de la figure... sensation raréfiée depuis le premier Spiderman !, non ?,

par Michel Gondry.

*****

* une sincérité déjà repérable dans Be Kind Rewind.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bordel, ressaisissez-vous !
C'est une putain de bouse, ce film !


Krapu

Mariaque a dit…

Je crains que, malgré un vieux fond nostalgique commun, nous n'ayons, jour après jour, cinéphiliquement plus grand chose en commun, mon grand.
Mes enthousiasmes vous effarent, vos prescriptions m'affligent... faisons-en notre deuil: ce n'est pas demain qu'on occupera deux fauteuils contigus dans une salle de cinoche désormais !
Heureusement demeure notre goût commun et inaltérable pour Christophe Maé.

Anonyme a dit…

Avez-vous entendu son dernier album ? Il est d'enfer !