23 novembre 2011

Le Survivant

The Omega Man, 1971.
Malgré des efforts notables pour moderniser son image de vieux réac (il s'envoie ainsi le Woodstock de Michael Wadleigh en jurant ses grands dieux - et sans une once d'ironie - que "ça c'était du cinéma !", cite TS Eliot et vante une sexualité libérée), Charlton (dont le projet fut porté par lui seul*) ne manque toutefois pas (on ne saurait se refaire !) de jouer de la gâchette à la moindre occasion.
Cette ambivalence s'avère toutefois au diapason des enjeux du film, entre technophobie de saison (les early-70's de la SF creusant volontiers ce sillon !) et rédemption autoritaire.
Dramatiquement tout est plus confus (les libertés prises avec le texte original, malgré une plus-value dans le spectaculaire** sont la cause de bien des déséquilibres dramatiques, de coquilles dans le déroulé) et le tout (emphatique, dogmatique, démonstratif... et musicalisé comme un épisode de Starsky et Hutch) a bien vieilli,

par Boris Sagal.
*****
* dans l'ignorance du brillant préalable de Vincent Price...
** parmi lesquelles de bien graphiquement franches pour un film de major (WB) !

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