11 décembre 2011

Crazy Heart

id., 2009.
Définitivement adoubé depuis l'hillbillesque O'Brother* comme incontournable country credibility au générique de fameuses productions à stetsons et six cordes, l'ancien compagnon de route du Dylan électrique T Bone Burnett met ses dollars en plus de son talent au service de ce portrait touchant d'une ancienne gloire, d'un mentor déchu, d'un loser magnifique comme la littérature et la musique seules savent en produire.
Plus subtil et moins déterministe que la plupart des autres illustrations du quotidien countryste proposées jusqu'à ce jour, le film offre surtout, au-delà d'une prévisible (et assez balisée) rédemption façon Wrestler honkytonkien, un belle et patiente immersion, volontiers émouvante, saisissant dans ces creux de récit/de vie une sorte de vérité transpirant du quotidien misérable (parfois) et sensible (tout le temps) d'un homme aussi cabossé que sa Bessie après un tonneau,
par Scott Cooper.
*****

* les Coen avaient déjà fait appel à lui pour le sound design de Big Lebowski.

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