id., 1981.La comédie française "d'exotisme", outre quelle soit un créneau chiche, l'est bienheureusement puisque trop peu garni de franches réussites - ainsi n'est pas De Broca qui veut (et même lui, à la longue... *): Oury s'y rompit les dents, Lautner et Zidi ne firent guère mieux de leurs gencives**. La Chèvre (qui ne l'est véritablement, exotique, que lors de son dernier tiers) n'en est toutefois pas (contre toutes attentes ?) le pire représentant.
Certes en privilégiant la mécanique, le déterminisme scénaristique (un argument programmatique ré-énoncé toutes les trois minutes: la malchance reconnaît la malchance), les étroits fruits comiques du contraste immédiat (propre au buddy movie depuis Le Corniaud) - l'efficacité à la Poiré, pour faire court - plutôt qu'en frottant le particularisme de François Perrin à l'entière société (principe plus habituel de Pierre Richard mais que Claude Zidi lui avait également fait perdre) ou en ne traquant pas la certaine poésie du postulat (id.), pour ne tirer, au fond, que sur une unique corde, le film s'épuisera bientôt, perdant lui aussi la pourtant vitale piste de notre intérêt***,
par Francis Veber.
*****
* me semble que son Africain n'ait rien de folichon,
en regard de son Homme de Rio ou de ses Tribulations Verno-Chinoises.
** triste Serpent à Plumes, calamiteux Fous ces Sorciers et confondant Banzaï...
*** intérêt que ni la lamentable partition de Cosma ni la paresse misogyne du script
ne relancent jamais, passée cette belle idée de départ sur la malchance...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire