02 décembre 2011

La Soupe aux Choux

id., 1981.
Phénomène plus télévisuel que cinématographique (le box office DeFunèso-ovniphile lui ayant préféré le calamiteux pénultième volet des Gendarmes !), cette fantaisie flatulente, ufo-friendly et réincarnante peine régulièrement à remplir son office et à dépasser la strate sénile/infantile de son sujet mais à enfermer également le titre dans une franche artificialité.
La faute en incombant, entre autres, à un Fufu complètement à côté de son personnage (pas une ligne prononcée qui ne soit dedans tandis que le "jeune" Carmet, pas du tout impressionné par le monstre du rire (subclaquant pourtant), envoie chacune de ses répliques à lui avec la force, la conviction et la justesse qu'une familiarité avec l'univers lui facilite (il est même un intime de l'auteur ici adapté depuis une paye !)).
La poésie de la chose y sera par ailleurs malhabile, la langue mal amenée (donc), la tendresse complaisament alimentée, l'enjeu bien moins supporté que par cette autre Falleterie que sont Les Vieux de la Vieille par exemple... et la musique proprement abominable.
Reste, modeste consolation, aux fans de Christine Dejoux l'occasion de remercier une fois encore l'inventeur du bikini.

par Jean Girault.

*****

1 commentaires:

Vincent a dit…

Ah oui, la musique, quelle horreur, on l'entend dans pleins de téléphones.