id., 1980.Loin d'être aussi indigne (bluffante direction artistique, adéquation "philosophique" avec le matériau original, tant dans le visuel que les registres*) que sa légende le prétend sans relâche, cette adaptation n'en demeure pas moins curieuse dans ses motivations.
Le réalisateur, loin de chez lui (de son ton, de ses préceptes anti-hollywoodiens) veut en effet se refaire la cerise (ses quatre derniers films**, payés par sa propre maison sont des bides sciant la branche) et, d'une même main, amende honorable en se pliant au system qu'il abhorre pourtant (et se coller à Disney et Bob Evans relève d'un sens aigu de la flagellation !).
Contre l'avis de tous, il va même jusqu'à collaborer avec le compositeur Harry Everybody's Talkin Nilsson, réputé alors pour son gout pour le goulot (plus que les épinards)*** et ne rien se refuser dans les effets énhaurmes (voire ringards) qui rythment (et "arythment" parfois !) la drôle de production...
... le résultat final n'est pourtant pas (il faut le répéter !) dénué de charme et se vêtirait même avec le temps de la patine du miraculeux "accident industriel" (le concept du grand film raté ?),
par Robert Altman.
*****
* c'est visiblement cette dimension
- convoquant largement la désuétude la plus désarmante -
qui égare souvent les détracteurs !
** Trois Femmes, Un Mariage, Quintet, Un Couple Parfait.
*** et assez loin de son autre superbe, noixdecocotée...
(pas de scrupule: ni Paramount ni Disney n'ont cru bon de se fendre d'un DVD zone 2 !)
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