16 décembre 2011

Salut l'Ami, Adieu le Trésor

Chi Trova un Amico... Trova un Tesoro, 1981.
(Modeste) sommet artistique sans doute de l'oeuvre fayoto-baffesque du duo latin que cette pochade exotique non exempte bien sûr de travers idéologiques (homophobie récurrente, régulier colonialisme), ni allégée de lourdeurs plus cinématographiques (durée toujours aussi exagérée, répétitif des situations et redondance des motifs, complaisance des caractérisations) mais qui finit pourtant, la faute à un juste équilibre des enjeux* et une correcte appréhension des moyens (pas si souvent atteints par le passé ?)) par exhaler une sorte de charme (celui-là même de la quintessence ?),

par Sergio Corbucci.

*****

* enjeux plagiant sans scrupule le dispositif nippo-naufragiste
du (piètre) Dernier Vol de l'Arche de Noé des studios Disney
(incarné d'ailleurs par le même acteur: John Fujoka)

1 commentaires:

Vincent a dit…

"Sommet" je ne sais pas (J'ai plutôt un faible pour "Cul et chemise"), mais certainement le dernier de leurs bons films. Je suis d'accord sur les limites, malgré Corbucci, comme sur le charme (Je me marre toujours autant).
Par contre, je nuancerais la notion colonialiste, dans la mesure où le duo a toujours construit ses histoires sur la défense des minorités (mormons, indiens, africains et ici polynésiens) contre de purs et durs colons exploiteurs de toute la misère du monde. Il y a bien sûr une ambiguïté de fond puisque sans eux, pas de salut, mais il y a chez eux un anarchisme gentillet, un tiers-mondisme édulcoré mais réel bien agréable. Je les vois un peu comme le Tintin dernière manière, celui du temple du soleil et des Picaros.