20 décembre 2011

Walkyrie

Valkyrie, 2008.
Ailleurs la sobriété est assez de mise et plutôt bienvenue (même le 4 étoiles de son casting so british ne nuit pas, rappelle seulement les grands films de guerre UK-60's, ras la gueule de vedettes).
Mais c'est sans doute dans sa forme, dans son efficacité usualsuspecte, sa solidité de thriller à tiroirs, son combinatoire manichéen, que ce Singer-ci pourrait pêcher, étourdi par la force dramatique de l'histoire qu'il raconte (et porte à notre connaissance) et sa construction aussi arachnéenne que souterraine.
Toutefois, étrange miracle c'est aussi ce même goût pour l'efficience, tôt pointé et manquant certes de tout fiche par terre, qui offre, par le biais d'une approche métafilmique, un sel inattendu: se montrer si efficace pour rendre compte de l'inefficacité, viser la forme gagnante pour rendre compte d'un échec…
Il y a là à méditer, et plus cinématographiquement qu'on y songe à première vue…
A l'égal de son contemporain Fincher, Singer* est décidément un cinéaste fascinant !,
par Bryan Singer.
*****

* que la thématique nazie, d'Apt Pupil à X-Men taraude visiblement !

1 commentaires:

Edouard a dit…

Chouette, on est deux...

http://nightswimming.hautetfort.com/archive/2009/02/11/walkyrie.html