31 janvier 2011

Le Renne Blanc

Frisquette et rupestrement poétique chamanerie lycanthropo-vampiresque (métamorphe à bien dire) forte d'une démoniaque Barbara Steele lapone du plus mordant effet... pour une singulière et envoutante manière de "Bava on Ice",
par Erik Blomberg.

NB1: le meilleur DVD Artus Films depuis Messiah of Evil !
NB2: plus et mieux, à lire sur KINOK !

*****

On est (décidément) Pris dans le Roulis



John Barry (1933-2011)

Le Médaillon

The Locket, 1946.
Noires et étourdissantes flashbackeries* mytho-kleptomanes pourrissant une nouvelle fois l'existence de ce ballot de Bob Mitchum et dont les décors ne sauraient raisonnablement être les uniques ingrédients hitchcockiens** (psychatric interest so Spellboundien ? Nancy, sœur aînée de Marnie ?),
par John Brahm.
*****
* Inception ? virtuose et novateur ? Please, let me laugh...
** ceusses des Enchaînés, pour part.

28 janvier 2011

Flash Gordon

id., 1980.
DinodeLaurentiiserie kitschos qui ferait passer Barbarella pour THX 1138 ou Dune pour Le Septième Sceau (Von Sydow d'ailleurs loin de chez Bergman y cabotine sec en sous-Dark Vador fu-manchesque et libidineux) et finalement prendre Luke Skywalker, en regard du présent blondinet et fallot héros, pour l'Homme Sans Nom d'un Sergio Leone, sans jamais finir, minute après interminable minute, d'accumuler toutes les ringardises du genre*, fussent-elles contrebalancées parfois (rarement) par une naïveté graphique bédéphile du plus désarmant effet,

par Mike Hodges.

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* à croire que les pires idées du Retour du Jedi ont été pompées là,
ainsi que les meilleures des Maîtres de l'Univers !

27 janvier 2011

Les Clowns

I Clowns, 1971.
Canasson manquant pour tiercé nostalgique - touché dans le désordre - entre Amarcord et La Strada (autant qu'hommagesque boucle à nez rouge bouclée entre Yoyo et Federico) ?,
par Federico Fellini.
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26 janvier 2011

Le Voleur

id., 1967.
Désenchantée et chaleureuse chronique chapardeuse qui, si elle embrasse tôt les vibrations politiques et révolutionnaires de son époque, se résout en définitive au romantisme et à la mélancolie aussi fatales qu'inévitables qui étreignent tout un chacun, pied de biche en poche ou pas,
par Louis Malle.
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23 janvier 2011

Pickpocket

id.,1959.
Austère manuel, précis de soigneuse gestuelle, quête d'absolu désincarné, abstraction aride pour chourre raskolnikovienne, errance chorégraphique et somnambule,... où un chouïa de fièvre en plus ne nous aurait en définitive pas effarouché,
par Robert Bresson.
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21 janvier 2011

Frankenstein

id., 1931.
Macabre envolée, forcément gothique, immanquablement expressionniste et indubitablement bouleversante, osant, de surcroît, poser clairement la question qu'ERDF ne fait que ressasser au fond de ses bleuettes camionnettes: et si Dieu n'avait été qu'un électricien illuminé ?,
par James Whale.
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18 janvier 2011

Pays de Cocagne

id., 1971.
Post-68 mais proto-Strip Tease, un caustique portrait façon "regarde un peu la France, c'est magnifique, non ?, toute cette torpeur" ou, si on se place du point de vue il-faut-tuer-le-père: voyez comme elles ont pris cher, les Vacances de Mr Hulot,
par Pierre Etaix.
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Le Grand Amour

id., 1969.
L'homme qui croyait aimer les (jeunes) femmes... mais pas leurs mères,
par Pierre Etaix.
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Yoyo

id., 1965.
Capitaliste Circus Parabole sur l'air de "clown et nouveaux francs ne font jamais de beaux enfants... à moins d'un éléphant",
par Pierre Etaix.
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Le Soupirant

id., 1962.
Valse-hésitation pour faux cœur d'artichaut qui, sourd, la faute aux bouchons !, aux admonestations familiales et aveugle à la suédoise au milieu de ses figures (chorégraphiques, rythmiques et graphiques), se fait l'objet de surprises propres à enthousiasmer le plus Magrittien d'entre nous,
par Pierre Etaix.
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17 janvier 2011

Ténèbres

Tenebre, 1982.
Vachard pied de nez aux détracteurs pudibonds et ruinage de château de cartes giallesque, par un auteur le cul pris entre un américanisme tentant et un humble hommage antonionesque... mais qui s'offre en définitive un dernier et suicidairement définitif baroud, façon Bava et sa Baie Sanglante,
par Dario Argento.
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14 janvier 2011

Jeune et Innocent

Young and Innocent, 1937.
Fantaisie frivole et (faussement) inconséquente ayant pour but de faire oublier qu'il venait de tuer complaisamment un enfant dans un bus, mais non dépourvue toutefois de tout son univers, ses incomparables motifs, son étourdissante mise-en-scène, sa facilité à trousser des seconds rôles épatants (et à jouer avec de petites locomotives),... et son savoureux goût pour le film de traque cinquièmecolonnesque,
par Alfred Hitchcock.
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13 janvier 2011

Agent Secret (Sabotage)

Sabotage, 1936.
Bide envisageable (à l'aune d'une inhabituelle noirceur toute langienne (mais le titre est en outre, malgré une traversée londonienne jusqu'à Piccadilly Circus fatalement anthologique, plus terne et glacial)) qui fit cependant s'intéresser à son cas le producteur David O.Selznick qui l'attirera dans son giron youhèsse...
par Alfred Hitchcock.
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11 janvier 2011

Le Corps de mon Ennemi

A0004029
Plus vaste et ambitieux que les noires satires bourgeoises et provinciales d'un Chabrol, plus sombre et « américanisant » que le futur Coup de Tête d'Annaud (supérieur cependant, quand bien même bigrement inspiré de la présente oeuvre (le faux coupable, les sphères foot-politiques, etc.)), ce titre de Verneuil, à la fois captivant (après 7 ans de taule un bouc-émissaire revient parmi ceux qui l'ont fait coffrer), amer et mélancolique est une de ces grandes réussites 70's, au casting savoureux et aux caractères pléthoriques (Brosset en Janine la Dominatrice, Ivernel en maire atrabilaire, Perrot en entrepreneur véreux, Blier en patriarche industriel flanquée de sa tordante épouse (Yvonne Gaudeau, abonnée à l'emploi) et Michel Beaune (authentique sparing partner de Bebel tout au long de la décennie, façon Denner ou Vernier) en ami d'enfance) et à l'intrigue et aux portraits solides.
On pourra regretter que la forme en flash-backs, d'abord brillante et efficace, s'épuise à la longue et que la résolution de l'énigme fasse l'effet d'un tel soufflé retombant misérablement, ou encore que JP ne soit pas toujours très clair dans ses registres (un pied parfois chez Le Magnifique, l'autre chez L'Héritier (son film le plus proche)) mais de vraies réussites formelles (les évocations de souvenirs sonores, la séquence de la ville déserte sur fond de commentaires radio d'un match Cournai-Munich) affleurant plus qu'à l'accoutumée chez Verneuil, on saura apprécier grandement la chose.
Henri Verneuil (1976)
Déjà salué dans ces colonnes,
nous ne pouvons faire l'impasse
(la faute au dernier quart !)
sur ceci.

Les 39 Marches

The 39 Steps, 1935.
Ebouriffante, écossaise et inaugurale fuite avec, dans les valises, tout le petit bric-à-brac hitchesque (train, menottes, escaliers, music-hall, particularisme anatomique), et un sens du rythme, du montage et de la mise en scène proprement épatants... sans oublier un premier MacGuffin,
par Alfred Hitchcock
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07 janvier 2011

Scarface

id., 1932.
Berceau cinéphile pour de nombreux barbus tripotant caméra et pour plus de binoclards encore n'ayant en main qu'une hagiographique plume,
par Howard Hawks.
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Le Bruit des Glaçons

id., 2010.
Digest fantastiquement théâtral et métastasé des meilleures manières absurdes et émouvants motifs d'un réalisateur autrefois subversif et qui, s'il choisissait mieux ses acteurs (haro sur le Dujardin !), offrirait encore aujourd'hui un trouble durable là où ne sont débitées au kilo désormais que de surnuméraires punchlines,
par Bertrand Blier.
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06 janvier 2011

Brendan et le Secret de Kells

The Secret of Kells, 2009.
Eblouissant tourbillon plastique au service certes d'une iconographie onirique-initiatique-celtique (soupir) mais surtout, malgré un soudain déficit de récit, affranchi des codes graphiques imposés par les consanguins studios encombrant les écrans d'animes sans grande personnalité,
par Tomm Moore.
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Grass (L'Exode)

Grass: A Nation's Battle for Life, 1925.
Chaînon manquant entre l'empathie documentaire d'un Flaherty et le lyrisme grandiose à peine plus fictionnel d'un Herzog amazonien, observant une orientale transhumance - proprement stupéfiante - sur le refrain, ici légitime, d' "Ailleurs l'Herbe est plus Verte",
par Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack.
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Avis plus détaillé sur KINOK !!!

05 janvier 2011

Les Girls

id., 1957.
Entêtement "féministe" ultimement coleporté (quoique trop peu chorégraphié) et vaudevillesquement rashomoné,
par George Cukor.
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04 janvier 2011

Shutter Island

id, 2010.
Shyamalano-alanparkerien trouble identitaire ahurissament obsolète et trop thrillo-hispanisant (Balaguero !) pour être honnête,
par Martin Scorsese.
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3H.10 pour Yuma

3:10 to Yuma, 1957.
Western faussement trainspotter mais ouvertement météorologique, digne toutefois, ample (les grues de Delmer !) et volontiers bouleversant,
par Delmer Daves.
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03 janvier 2011

Quatre Garçons dans le Vent

A Hard Day's Night, 1964.
Tranche pop de vie Marxienne,
par Richard Lester.
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02 janvier 2011

Victor/Victoria

id., 1982.
Schüntzelerie transformiste surestimement remakée en paresseuse famille,
par Blake Edwards.
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01 janvier 2011

New-York Miami


It Happened One Night, 1934.
Pugnace proto-screwball autobusesco-motelesque à couverture (mais sans marcel !) ayant ri le dernier (donc bien),
par Frank Capra.
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