31 mars 2011

Machete

id., 2010.
Jubilatoire morceau de c'est-con-mais-c'est-bon, réussissant ce que les Expendables de Sly ont pathétiquement loupé (Seagal, moins con que les autres (?!?!), a misé sur le bon ch'val ?), hypertrophiant à pleins tubes et offrant au cinéma défourailleur ce que Planète Terreur offrit au film de zomblards (le diablement politiquement incorrect en plus),
par Robert Rodriguez.

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30 mars 2011

Pontypool

id., 2008.
Déroutant huis clos assez scary, jamais prisonnier de son huge dispositif (les ravages de la seule suggestions fonctionnent à plein), ni de son idée forte (le coeur dramatique, le modus horrifique relèvent d'un nihilisme inédit* autour de l'incommunicabilité), au point de renouveler un genre (le zombie flick) s'asphyxiant quelque peu ces derniers mois, à force d'opportunistes embouteillages post-Romeriens ou posy-Boylesques dans la flesh-eateuse niche,
par Bruce McDonald.

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* et pourtant à la cinégénie vachement casse-gueule !

28 mars 2011

Les Inconnus dans la Ville

Violent Saturday, 1955.
Habile, quasi Faulknerienne et touchante (naïve ?) radiographie d'une petite bourgade dont la vie est dramatiquement secouée par un hold-up brutal, cinemascopée par un des tout meilleurs usagers du large cadre (plutôt rares à l'époque !) et servie par (le confortable budget et) l'identifiable catalogue d'acteurs made in Fox (distribution étonnamment proche des Gladiateurs de Delmer Daves), bluffante parfois, efficace souvent... réussie indubitablement,
par Richard Fleischer.

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27 mars 2011

Elle

Ten, 1979.
Le plus woodyallenien* (McCareysiques avancent toutefois de plus fins spécialistes que nous) des films du père de Hrundi V.Bakshi et de l'Holly Golightly hepburnisée (avec laquelle le présent film partage une insondable mélancolie lovée dans un torrent de drôlerie) est aussi un de ses titres les moins connus (les plus victimes d'a priori réducteurs aussi, état regrettable de toute la veine "autobio" du réal) et, surtout, l'une de ses plus indiscutables merveilles (d'équilibre, de finesse, d'humour, de tonalité, de forme, etc.), soit un authentique hidden treasure**,

par Blake Edwards.

*****

* AnnieHallesque ?
*
* merci à l'ami Sonic pour nous avoir aiguiller là !

Piranha 3D

id., 2010.
Roboratif et débauché jeu de massacre gore, aquatiquement starshiptroopesque*, qui, s'il salue autant les grands anciens 80's (acteurs, réalisateurs) et leurs vachardes manières, s'avère toutefois d'une authentique (et problématique) laideur (photo HD immonde, fxs numériques contre-productifs malgré leur inventivité débridée, carrément braindeadesque) et que seuls le plaisir coupable d'un côté de l'écran et la générosité** goguenarde du réalisateur de l'autre parviennent à maintenir debout,
par Alexandre Aja.

*****
* un p'tit européen qui charcle la youthness MTV.

** une notion cinématographique qui
nous agace pourtant habituellement !

26 mars 2011

Simon Werner a Disparu

id., 2010.
Attachant premier film, quoiqu'extrêmement maniériste* et parfois naïvement incarné, preuve que le cinéma de Gus Van Sant (Elephant en tête !) et le pavillonnaire lynchien** peuvent avoir de valables échos en Hexagone,
par Fabrice Gobert.

*****
* mais le procédé narratif enrichit plus qu'il ne dessert vraiment.
** sans compter qu'un film qui démarre sur un travelling éminemment Carpenterien (façon Halloween) et au son du Love Like Blood de Killing Joke ne peut pas être tout à fait raté !

25 mars 2011

Le Baiser de la Femme Araignée

Kiss of the Spider Woman, 1985.
Après Costa-Gavras et avant Polanski, variation* sur la terreur sud-américaine, nimbée de sensualité onirique, de fétichisme borderline (l'hilarant film de propagande nazie narré par William Hurt !) et de tortures mentales, mais ne disant finalement rien - ou peu - des thèmes et sujets qu'elle aborde, lui préférant l'humain (à tout le moins les personnages) et sa psyché pleine de contradictions et d'amour(s)... sans franchement emporter l'adhésion ni susciter de grisante émotion non plus,
par Hector Babenco.

*****
* mais sans doute le projet et sa réalisation s'avèrent-ils supérieurs au film lui-même...

23 mars 2011

Soudain l'Eté Dernier

Suddenly Last Summer, 1959.
Baroque et légendaire pièce de choix dans la Liz-filmo (avec ...Virginia Woolf ?), pourtant bien artificielle, peu subtile, menée par d'irritantes ficelles (Clift campe plus un avocat convaincu qu'un toubib doutant) et laissant décidément une trop grande part au pénible "acting" habité (quelques graphiques plans impressionnent ici et là (motifs des grillages, barrières, barreaux) mais, bigre, que tout le reste est bavard !)... mais que, sans doute, l'audace (pourtant bien floue) du sujet (d'un homo-ésotérique bien vague), les coups de force des comédiens et l'autorité du réalisateur font porter à un pinacle qu'on ne saurait quant à nous, cinéphiles hérétiques!, sincèrement lui concéder,
par Joseph L. Mankiewicz.

*****
NB: que les moins audacieux se contentent de l'affiche (remarquable et mensongère) du film !

I Know What You Did (Suddenly) Last Summer

Les Sentiers de la Gloire

Paths of Glory, 1957.
Même pris par le plus petit bout de la lorgnette, l'occasion de séquences de tranchées les plus modernes et bouleversantes vues depuis Shoulder Arms... et que ne sauront effacer celles, par trop appliquées et théâtrales, du (déjà) vieilli Capitaine Conan,
par Stanley Kubrick.

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NB: bienheureuse la maison Carlotta qui ressort l'amère soldatesque masterpiece sur les grands écrans français, 36 ans après la première libération de l'embarrassante production !
Et non moins louable Cinémathèque Française qui, après Hitch cet hiver, fait, à l'occasion de son retour sur Kukube, de 2011 l'année des huges retrospectives !

22 mars 2011

La Piste des Géants

The Big Trail, 1930.
Fausse couche Dukesque (le bide du film contraint le gars Wayne tout frais débutant à 9 ans de purgatoire pré-Fordien (avant d'ailleurs une nouvelle traversée de presque autant d'années !)), sous forme de remarquable fresque réaliste (les cadres et la profondeur de champs - sans le moindre matte painting - fourmillent de détails et de vitalité), littéralement impressionnante... même si la narration est encore emprunte des engoncées manières du muet (succession de tableaux (brillants) entrecoupés de cartons ampoulés et didactiques occasionnant une chronologie et une progression narrative diablement bousculées de fait),
par Raoul Walsh.

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21 mars 2011

Si Paris Nous Etait Conté...

id., 1956.
La moins pompière sans doute des fresques historiques (Si Versailles.. ? Bouh !) signées par le démiurge bavard et savoureusement autosatisfait sous forme de vaste et roublard cadavres exquis affichant au passage un enclin roboratif pour les subversifs auteurs ayant frayé dans la Capitale et se payant le luxe inédit d'une sorte improbable de "modernité académique"... ayant pris depuis toutefois du pesant plomb dans l'aile,

par Sacha Guitry.

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20 mars 2011

La Blonde et le Shérif

The Sheriff of Fractured Jaw, 1958.
Plaisant, amusant, curieux et improbable machin conçu "par défaut" (Walsh loin de sa dignité, (une faiblarde) Mansfield suppléant Monroe, une maousse implication anglaise due à la même malice protectionniste qui fit Disney tourner son Île au Trésor pour une première visite dans les déserts espagnols, bien avant Leone !, ...), faisant une manière d'écho dans ses motifs (pied tendre, pro-indiannisme, etc.) et sa drôle de tonalité (le running gag du croque-mort !) au Lucky Luke qu'avait conçu Morris déjà 12 ans plus tôt,
par Raoul Walsh.

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NB:
un DVD récemment ressorti chez Opening, prenant place au sein d'un catalogue résolument atypique, entre Sur la Piste des Mohawks de Ford, premiers Wayne et le Touche Pas à la Femme Blanche ! de Marco Ferreri !

18 mars 2011

Le Narcisse Noir

Black Narcissus, 1947.
Des Hormones et des Dieux pour un technicolorique mélo nonnesque, sensuel, exalté, irréel, vibrant, fougueux et, bien sûr, d'une beauté plastique inouïe (ah ce fidèle Alfred Junge ! ah, ce Jack Cardiff !),
par Michael Powell & Emeric Pressburger.

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17 mars 2011

La Blonde Explosive

Will Success Spoil Rock Hunter ?, 1957.
Satire moins virulente qu'il n'y paraît (si la pièce de départ est d'Axelrod, qui signa aussi celle à l'origine de Sept Ans de Réflexion, on n'est pas chez Wilder non plus !) des mythes et imageries véhiculées par la téloche, la pub et la presse people (mais aussi Hollywood à bien y regarder, ce qu'escamote éhontément Tashlin !), occasion toutefois pour Jayne Mansfield de moquer les copines (son perso porte un nom-valise mêlant Rita Hayworth, Marylin Monroe et Jean Harlow) et, plus vastement, de quelques audaces (proto-Etaix ?) autant filmiques qu'extra- voire de numéros d'une certaine (et suicidaire ?) efficacité,
par Frank Tashlin.

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Plus et mieux, à lire sur Kinok !

15 mars 2011

The Mist

id., 2007.
Arac Attack en pas drôle pour une énième adaptation Kingeuse (et pas par le meilleur d'entre ses pourvoyeurs...), anachronique sinon passablement éculée (eh ! La Nuit des Morts-Vivants* c'était y'a 40 ans !), qui, s'il n'apporte pas grand chose de plus au grinçant petit théâtre humain à l'américaine (redneckeries et évangelisme armageddonasse hystéro) et ne table pas assez sur l'atmosphérique de son dispositif, permit au moins à son auteur de caster sa distribution pour le (bien supérieur à tous égards) Walking Dead à venir... et d'offrir (malgré un pénible trop plein de scénario) un final rarement égalé, pour Hollywood, dans le noir désenchantement,
par Frank Darabont.

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* d'ailleurs pourquoi c'est pas Romero qui s'y est collé ?!

La Guerre des Boutons

On ne pourra s'empêcher de voir parmi les lauréats du Prix Jean Vigo quelques authentiques, héritiers de Zéro de Conduite. Le Pialat de L'Enfance Nue bien entendu, mais sans doute plus encore et malgré le lustre « familial » que le temps lui a fait prendre et le genre codifié (la comédie d'enfants) dans lequel le film s'ébat, cette Guerre des Boutons. Il suffit de son ouverture sur la question cruciale: qu'est-ce qu'une couille molle ? et des moyens pour parvenir à savoir si, oui ou non, il y a là crime de lèse-majesté à se faire ainsi appeler par les gars de Longeverne, pour que le ton soit donné.
Ton délicieux et effectivement Vigo-esque dans sa force de rébellion (Lebrac est un vibrant insurgé qui n'aurait pas départi dans la bande de Caussard, Colin, Tabard et Bruel) et qui ira jusqu'à embarrasser les distributeurs français (qui, s'ils auraient su (le box office, finalement) seraient peut-être venus ?) au point que c'est, après que Robert ait (déjà !) produit son film himself, avec les capitaux de l'américaine Warner que le film est diffusé.
Aujourd'hui intacte dans son intensité, sa drôlerie, son humanité (Trabaud et Richard apportent une discrète finesse à la caricature des adultes) et sa douce révolution, cette Guerre nous fait amèrement pleurer d'être orphelin d'un cinéaste comme Yves Robert et d'être livré en lieu et place aux mains décorativement télévisuelles des Barratier, Tirard et autres Zilbermann...
Yves Robert (1962)

14 mars 2011

L'Emigrant

The Immigrant, 1917.
Acte non pas de Mariage mais de Naissance du clown moustachu en "artiste" et avant dernier short pour la Mutual (pas pour rien que le dernier s'appellera Charlot S'Evade ?), à la juste veille de la légendaire période First National (puis du grand saut dans le long métrage), qui installe dés ce 17 juin 17 l'équilibre satire/drame/comique qui nourrira la façon Chaplinesque... autant qu'il occasionnera ultérieurement à son auteur bien des tracas maccarthyesques,
par Charlie Chaplin.

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12 mars 2011

Ponyo sur la Falaise

崖の上のポニョ, 2007.
Petite Sirène sauce Ghibli soutenue par une partoche Wagnerienne sauce Hisaichi, occasion d'émerveillantes et débridées visions tsunamesques que n'avalisera sans doute pas le Sendaï essoré mais que le cinéphile applaudira à tout rompre (ça davantage que les sempiternelles thématiques cosmiques un peu trop gaïao-ésotérico-maritimo-yingyangesque distillées par la même occasion),
par Hayao Miyazaki.

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11 mars 2011

Les Sorciers de la Guerre

Wizards, 1977.
Joyeux bordel metalhurlantesque sur fond d'heroic fantasy tolkiennique qui ne maquillerait plus ses symboliques inspirations troisièmereicheuses et qui proposerait mêlées en un seul film (et de manière singulièrement aussi indigeste que roborative) toutes les manières graphiques (cartoon, rotoscopie, gravure,...) alternatives* à l'animation familiale et majoritairement disneyenne (ainsi que les tonalités et registres narratifs symbolisés par telle ou telle technique),
par Ralph Bakshi.

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*: est-il utile de rappeler que Bakshi fut l'auteur des culteries Fritz the Cat, American Pop et Tygra, La Glace et le Feu, ainsi que de la première version du Seigneur des Anneaux ?

10 mars 2011

La Princesse de Montpensier

id., 2010.
D'épique telle une attraction du Puy du Fou (y'en a de plaisantes), d'intense comme une télédramatique de l'ORTF (il en existe de jolies), un cours d'histoire pour et par de dociles collégiens qu'une caméra-épaule et une BO trop exaltée (de Philippe Sarde qui semble, prodige physique !, ne plus toucher le sol) ne sauraient rendre moderne , mais qui verse un temps dans un réjouissant lacis de jalouseries alcôvesques, de noces cruelles et de désirs ingérables (ouf de la sève et du cinoche !)... avant de retomber (car c'est hélas interminable !) dans la consciencieuse et fort documentée leçon (d'Histoire, de Cinéma, de Lettres, de Symbolisme,... de poncifs narratifs aussi),
par Bertrand Tavernier.

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09 mars 2011

Tron, L'Héritage

Tron Legacy, 2010.
Ecrin de luxe (sonore, visuel quoique l'espace n'y soit guère pensé) pour séquelle/remake sans âme, nouveauté ni franche profondeur, la faute à l'indispensable premier degré (naïveté ?) perdu depuis le Lisberger et que rien, véritablement, ne vient suppléer, créant dés lors autant d'anachronismes, de creuses bravoures, de vaines joutes que de superfétatoires répétitions,
par Joseph Kosinski.
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08 mars 2011

Good Morning England

The Boat That Rocked, 2009.
Angliche pochade qui malgré une prétention historico-radiophonique (sans cesse réaffirmée tout au long de ses interminables 125 minutes) s'avère incapable de dresser le portrait d'une époque pas plus que celui du moindre de ses personnages, pourtant surnuméraires et sur-stéréotypés: comme quoi de bonnes sapes, des acteurs de choix et une playlist comaque ne sauraient suffire à faire un film (pas plus que de vouloir frotter MASH à American Way !),
par Richard Curtis.
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07 mars 2011

The Ghost Writer

id., 2010.
Synthèse thrillerique de l'abstraction hitchcockienne d'un Frantic et du grand guignolage bibliophile de La Neuvième Porte, débarquant (un premier temps) sur un captivant thriller politique paranoïaque comme aux grandes heures Pakulaesques, mais qui finit par ne survivre que par la seule essence du genre (fort bien servie), tant on décroche finalement du sujet, presque anecdotique à force de comploteuse théorie, et ce malgré le fracas des révélations finales (par ailleurs admirablement mises en scène),
par Roman Polanski.

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05 mars 2011

Potiche

id., 2010.
Miraculeux dépoussiérage d'une boulevarderie Maillanesque (toute en force et chiche en nuances) occasionnant ici l'inédit croisement du Laurent Cantet des Ressources Humaines et le Claude Zidi de La Zizanie (impression appuyée par la toute vladimircosmaesque BO de Philippe Rombi) autant qu'un férocement drôle instantané des enjeux ouvriers/patronat de la France de ces 30 dernières années (teinté de féminisme ségolènien ?),
par François Ozon.

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04 mars 2011

Tout ce Qui Brille

id., 2010.
Façon de Beaux Gosses (mais ici sans idée de cinéma) où l'ascension sociale (vendue, dans une posture moralisatrice, comme amer miroir aux alouettes) aurait remplacé la gourme à jeter, trop efficace et surtout trop transparent dans sa recherche d'efficacité (les punchlines !! les gimmicks !!) pour susciter la moindre empathie, pour engendrer la moindre adhésion,
par Géraldine Nakache et Hervé Mimran.
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03 mars 2011

L'Illusioniste

id., 2010.
Hommage Tatiesque déshulotisé mais surtout regrettablement déculotté (où est passée la (sombre) vitalité des Triplettes ?) tant la révérence est envahissament là (et hautement sécurisante), la nostalgie appuyée (une BO stabilo du plus pénible effet "voyez-comme-tout-ceci-respire-la-mélancolie-et-la-solitude") qui prend (certes joliment) acte de la désaffection du public, des mutations d'une époque (clichéesque séquence de fin !)... mais à ce petit jeu Etaix était plus drôle, Mamoulian plus grisant et Fellini plus mordant,
par Sylvain Chomet.
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02 mars 2011

Capelito, Le Champignon Magique

Capelito Daddy, 2002.
Série de courts qu'aurait sans doute pu, au vu du vif esprit et du doux politiquement incorrect animant l'affaire, signer Aardman si elle avait été plus espingouine que rosbeef (dit le chroniqueur européanophobe),
par Rodolfo Pastor.
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Gainsbourg (Vie Héroïque)

id., 2010.
Fantasmagorie biographique pleine de partis pris tantôt subtils (bien des écueils propres au biopic sont évités), tantôt faciles (les personnages ne sont souvent que vignettes mimétiques) et souvent coercitifs (l'antienne du peintre manqué), mais toujours personnels, occasionnant de belles et nombreuses trouvailles... avant enlisement soudain (!?), Jane et Notre-Dame apparaissant,
par Joann Sfar.
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01 mars 2011

Arrietty, Le Petit Monde des Chapardeurs

借りぐらしのアリエッティ, 2011.
Ghibli stuff plus timoré qu'à l'accoutumée (point de baroque ou d'épique, il faudra se contenter des affaires d'échelles et de quelques chromos floraux pour satisfaire les pupilles), mais toujours aussi plein d'une mélancolie poignante et d'un positionnement écolo militant plaçant l'affaire quelque part à mi-chemin entre Pompoko et Le Petit Chat Curieux.
par Hiromasa Yonebayashi.
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Le Seigneur Préfère les Brunes