29 avril 2011

Resurrection

id., 1980.
Elmer Gantry meets Dead Zone pour cette petite pièce diablement 70's qui prend le parti, malgré un argument sensationnaliste (une accidentée revenue d'ad patrès devient guérisseuse de ploucs) qu'on prétendit "vrai" (Scorsese se serait fait soigner l'asthme par l'authentique rebouteuse), une certaine lenteur contemplative qui, si elle ne verse pas dans les clichés techno-psychologisants, se fait par trop le farouche économe de toutes les outrances... au point contre-productif de distiller un indéniable ennui,
par Daniel Petrie.

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28 avril 2011

Droopy en Alaska

The Shooting of Dan McGoo, 1945.
Rien moins qu'un chef-d'oeuvre Averyen, que l'auteur avait déjà brouilloné chez Warner en juillet 39 (Dangerous Dan McFoo) en faisant parler alors la "starlette" comme Katharine Hepburn; là, devenue icône à coilleboilles et bidasses (les uniformes défilent !), gagnant en sexualité, elle se déhanche comme Mae West,
par Tex Avery

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24 avril 2011

21 avril 2011

Qui a Tué Qui ?

Who Killed Who ?, 1943.
Parodie moins connue dans l'œuvre aimgéhaimo-averyenne (car sans personnage récurrent) de série télévisuelle (Le Crime ne Paie Pas) et gorgé de motifs (et de clichés !) cinéphiles, un short se rattachant de la sorte à la "façon Warner" (très corporate) de son auteur, parfait et hilarant tourbillon de gags noirs (voire gothiques tendance conandoylo-lewiscarolliens) mais aussi roborativement métafilmiques,
par Tex Avery.

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16 avril 2011

The Horseman

id., 2008.
Revenge movie (sorte de version hardcore d'Hardcore !) d'une rare brutalité (à peine soutenable pour qui sait regonfler son vélo tout seul) et d'une non moins rare intensité, confirmant (sur l'air de "Si je n'avais pas de Marteau") tout le bien que l'on pense (malgré un dernier quart d'heure un poil grotesque à force de douloureux too much) du Genre australien, sec et infini, dense et sauvage, comme le désert de Victoria,
par Steven Katrissios.

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NB: en projection ce samedi soir au Nouveau Latina (Paris IV) à l'occasion des samedis Panic ! Cinéma - La séance des Salles Bobines.

14 avril 2011

Le Petit Chaperon Rouge Chauffé à Blanc

Red Hot Riding Hood, 1943.
Entrée en scène de la pin-up Averyenne*, pour qui le loup repousse les inventives limites du masochisme concupiscent (et de l'anatomie ?), occasion frénétique d'un nouveau détournement du conte classique (ici Le Petit Chaperon Rouge réinjécté dans le New York broadwaysien), autant que délirante catharsis freudienne... et, de fait, symbolique sommet (parmi les innombrables) de la touch du cartoonist,
par Tex Avery.


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* mythique créature sur-sexuelle devant beaucoup à Preston Blair, ancien animateur sur Fantasia !

13 avril 2011

Le Nom des Gens

id., 2010.
AméliePoulainerie* conscientisée (et artifi-ciellement sexualisée), autoritairement bavarde et pontifiante, exagérément ambitieuse (dans les vastes champs embrassés) mais beaucoup moins déterminé cinématographiquement (pas une once de cinoche là-d'dans et ça vous étonne ?)**, qui, sous couvert d'établir un large et mordant portrait d'une fin de siècle française*** perdue dans les débats sur ses origines, sa mémoire et ses responsabilité, articule en outre des éditoriaux éculés, des idéalismes simplistes et un sens plastique de la comédie qui nous incitent, à l'aune de l'ennui ici infligé, à revoir séance tenante le plus vivace Je Sais Rien Mais je Dirai Tout,
par Michel Leclerc.

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* voir l'infect prologue Jeunetissime !
** sinon, encore une fois, bassement publicitaire !
*** ah ça, y'en a de "l'air du temps" pour se frotter dans le dos
entre abonnés du Nouvel Obs !

12 avril 2011

Larry le Dingue, Mary la Garce

Dirty Mary Crazy Larry, 1974.
Fort plaisant (et plutôt culte) chase movie so 70's, entre Peckinpah, Spielberg, Sarafian et Hal Needham*, fort de son indispensable couple de Bonnie & Clyde trop à la coule opposé à un shérif exagérément hargneux (Vic Morrow rejoignant la sémillante liste étoilée des Ernest Borgnine, Jackie Gleason et consorts) et aussi riche du désenchantement certain lié souvent à ce type de série B, voire de son brutal et rugissant pessimisme,
par John Hough.

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* mais citant le Mitchumien Thunder Road (1958) !

11 avril 2011

Scott Pilgrim

Scott Pilgrim vs. The World, 2010.
Brillante et vivifiante profession de foi pop cultcha (versant geek pawa !), débordant d'idées (toutes présentes ou presque toutefois dans le comics de Bryan Lee O'Maley), de malices* et d'ébouriffants moments bigger than life, et qui, si exposant diablement ses forces (visuelles, rythmiques, tonales), en fait tout autant de ses limites (fortes répétitions anti-dramaturgiques dues au principe videogamique des levels), sera sans doute promise à devenir le Ferris Bueller des années 2010,
par Edgar Wright.

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* S'affranchir de toute référence nominative à ladite culture (tout au plus un fugace T-shirt de New Order au détour d'une séquence... et éventuellement un final, au Chaos, clindoeillant discrètement Phantom of the Paradise ?), de toute private joke et des toujours tentants déballages de licences n'étant pas la moindre d'entre elles !


10 avril 2011

Bad Lieutenant: Escale à la Nouvelle-Orléans

Bad Lieutenant: Port of Call New Orleans, 2009.
Grand foutage de gueule soufflant (par Katrina ?!) le chaud (le cynisme ricanant, éperdu, systématique, épuisant) et le froid (le happy ending final - sous couvert de rédemption ? - confondant d'optimisme béatement souriant), servi par un Nic Cage rien moins que grotesque (une habitude désormais ?!) et (roublardement ?) signé comme le plus plus grand portnawak (ok, le mysticisme quasi anachronique et la bienvenue anti-Nolanerie, mais est-ce que ça suffit vraiment ?) de la carrière iconoclaste de son réalisateur,
par Werner Herzog.

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NB: ce qui nous place, rares déconfits, aux avantageux côtés toutefois de Shang (plus que de Gols)...

07 avril 2011

Droopy Fin Limier

Dumb Hounded, 1943.
Premier salut aux joyeux contribuables des seizes Droopy que Tex signe pour Fred Quimby (à la MGM), une petite merveille hystérique et non-sensique jouant sur les ressorts du film de poursuite jusqu'à les faire sauter à force de surenchères absurdes et épileptiques... avant, bien sûr, un légendaire happy ending !,
par Tex Avery.

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06 avril 2011

La Nuit du Chasseur

The Night of the Hunter, 1955.
Hansel et Gretel meets Barbe Bleue dans un Ohio predicator-addict ahurissament photographié (La Nuit du Chasseur est ainsi sans doute le meilleur film qu'Alfred Hitchcock n'ait pas réalisé !),
par Charles Laughton.
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05 avril 2011

Be Bad

Youth in Revolt, 2010.
Partition déjà fichtrement éprouvée (énième esthète lunaire en pinçant pour une loute a priori inaccessible) pour le pourtant toujours irrésistible Michael Cera (vedette incontestée des teen movies à l'intention des mâles quadragénaires ?), ici lâché dans une série de saynètes très wesandersonnienes, offrant parfois le meilleur (les séquences avec le double moustachu, François Dillinger, sont très chouettes !) mais souvent, hélas, le plus tiède (l'objectif est aussi mièvre et éculé que finalement accessoire), et ce nonobstant une francophilie un temps (bref) désarmante, un badass alteregisme drolatique et de jolis moments animés, tous du plus rafraîchissant effet… autant que vainement, gratuitement, indie-branchouille,
par Miguel Aterta.

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02 avril 2011

Infectés

Carriers, 2008.
Malgré une progression dramatique qui ne fait que rejouer les mêmes ressorts moraux et psychologiques ad libitum la moitié du métrage venu, un joli (donc horriblement déprimant) moment de cauchemar post-apo, pris par le bout des modestes et intimes tourments individuels plutôt que par le spectaculaire, l'ambitieux et l'outrageusement explicite,
par Alex & David Pastor.

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01 avril 2011

Le Très Méchant Loup

Blitz Wolf, 1942.
Premier des seize "loups" Averyesques de la MGM* et pas des moindres (puisque le sosie d'Hitler !**) relisant les Trois Petits Cochons (ce ne sera pas la dernière fois !) à la lumière ici des invasions du IIIème Reich (mis en chantier tandis que les States viennent tout juste de se manger Pearl Harbor) et installant un certain nombre de codes du furieux cartoonist (les pancartes sur-commentant, les hypertrophies, l'absurde débridé, le soin sonore,...),
par Tex Avery.

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* mais aussi premier film sous le nom de Tex Avery
et signé en qualité de "réalisateur"
(il n'était considéré que comme "superviseur" chez WB) !

** l'austère producteur Fred Quimby sera
d'ailleurs embarrassé par cette ressemblance
peu précautionneuse alors qu'on ne savait pas encore,
en 42, qui allait "gagner la guerre" !