Heathers, 1989.31 juillet 2011
Fatal Games
Heathers, 1989.Les Enchaînés
Notorious, 1946.29 juillet 2011
La Plage Sanglante

24 juillet 2011
13 juillet 2011
Deep End
id., 1970.10 juillet 2011
La Manière Forte
The Hard Way, 1991.New York 1997
Authentique madeleine cinéphilique pour tous les genreux de ce côté-ci de l'univers, indiscutable jalon du film d'action consciemment politisé (d'autres suivront chez Big John !), parfaite pépite soufflant le chaud ironique et le froid pessimiste, jouissif western délocalisé, émouvante naissance d'un (anti-) héros (Snake Plissken, renommé Hyena en Italie ?!), géniteur involontaire d'une descendance aussi débile que chaleureusement sympatique (tout le courant post-nuke latin), ...NY97 est assurément tout à la fois dans le cœur de nombre de pré-quadras reniflant encore au seul souvenir de la jaquette d'une VHS distribuée par Embassy fébrilement empoignée dans un vidéo-club de presque centre-ville...
Le morceau (fort d'un budget sept fois supérieur* à celui de Fog) de Carpenter (qu'il auto-remakera savoureusement quelques années plus tard en un LA2013 aux intentions à peine déguisées, comme Sam Raimi aura relu son Evil Dead) demeure, visionnage après visionnage (sans doute une bonne huitaine pour nous autres sans que pourtant -paradoxalement - nous ne l'ayons revu depuis le 11/9), le même chef-d'œuvre crépusculaire, le même choc, le même coup de poing dans les dents.
Animé par une relative haine du New York** mid 70's (Carpenter est, lors de la rédaction du scénario, bien plus à son aise à Los Angeles) et sérieusement emprunt de western maverickien (c'est Russell de lui-même qui s'inspire d'Eastwood et suggère le bandeau sur l'œil), le titre installe pour ce faire un contexte impactant – et didactiquement introduit !- (la Grosse Pomme - dans laquelle on lâchera le « serpent » ! - faite island-prison livrée à elle même) et tricote un imaginaire sans équivalent alors (il va même jusqu'à préfigurer en bien des points le troisième volet des Mad Max), autant qu'il propose une vision aussi désenchantée de la chose humaine que celle d'un Romero (les hordes nocturnes de Manhattan s'appellent d'ailleurs ici les Crazies (rapport aux « Fous Vivants » du Geogeo de Pittsburgh) !): état fascisant, police expéditive et omnipotente, représentant politique aussi obscène dans sa ridicule et infantile faiblesse (Pleasance, parfait dans le rôle, reproduit sa performance du brillantissimement polanskien Cul-de-Sac - quoiqu'on en pense ici !) que dans son arrogance puérile et irresponsable, individualisme forcené et courtisanerie obséquieuse à tous les étages (les lieutenants autant que Brain (le toujours impeccable Harry Dean Stanton) se répandent aux pieds du Duke of New York (Isaac Hayes, pas aussi convainquant -ni écrit ?- qu'on serait en droit de l'espérer (et dont le rôle, y compris extra-diégétique, sera repris par Tina Turner dans MM3 !))),... le portrait est à triste charge au point qu'apparaisse seul vertueux un bad guy de première (au charisme certes inouï), que chacun croit d'ailleurs mort (le running gag*** du film !), et dont le mauvais esprit, le cynisme total (occupé à sa seule mission, à laquelle il est prêt à renoncer par découragement, ignore pourtant une femme violée !) semble, dans ce contexte, la seule réponse valide (remember le savoureux « coup » final de ce nihiliste social de première !).
Indémodable et toujours pertinent, jamais ridicule**** (malgré un sound design qui a peut-être un peu morflé) et régulièrement excitant, NY97 reste la petite bombe, qu'elle fut dés sa sortie - et qu'elle est davantage encore depuis le WTC de 2001 ! -: prompte à vous faire péter les artères !
John Carpenter (1981)
habituellement dévolu pour une grosse prod d'alors !
**le film ne bénéficiera d'ailleurs que de deux jours
de tournage nu-yorkais et se fera plutôt à St Louis et LA !
***gag certes mais pas seulement: cette légendaire mort installe une dimension
éminemment fantomatique au personnage, le portant jusqu'à la silhouette,
à la seule essence du héros, le mythifiant,
le crépusculairisant (tendance "Eastwood des Vallées Perdues" bien sûr !)...
****on ne peut curieusement pas en dire autant
du postérieur Invasion Los Angeles, au propos plus subversif encore,
mais emballé dans une forme et soutenu par un casting,
pour le moins particuliers...
08 juillet 2011
L'Equipée du Cannonball
The Cannonball Run, 1981.07 juillet 2011
Bancs Publics (Versailles Rive Droite)
id., 2010.06 juillet 2011
Vacances à Venise
Summertime, 1955.05 juillet 2011
Heartless
id., 2009.01 juillet 2011
Comment Epouser un Millionaire
How to Marry a millionnaire, 1953.
Tout était rassemblé pour que ça marche, que ça pétille: un casting 4 étoiles, un réal au coeur de sa "bonne période" (la même année sort son Titanic), un cadre new-yorkais renversant, des décors impecs, une bande son élégante et sérieusement implantée dans le métrage (voir la longue ouverture orchestrale), un cinemascope technicolorisé aux petits oignons et un sujet fort prometteur en croquignolerie frivole.
Seulement voilà, tout rate ou presque.
Récit (à trois voies) déséquilibré, à la morale et aux enjeux plus que modestes, pistes amorcées puis négligées (à croire que des séquences onté été coupées au montage), rattrapées au vol et réinjectées au forceps (si tant est, bien sûr...)... Manque de "scènes", manque aussi de drôlerie (à bulles), de rythme et de folie (malgré les gags myopéens de MM)... on a vite la fâcheuse impression que le vrai film se joue ailleurs, hors champs, que la camera (qui aurait été plus épanouie dans les mains d'un Wilder ou d'un Cukor !) n'est jamais dans la bonne pièce au bon moment. Alors que nous si, désésperément, à nous barber (malgré Empire State, skyline et Rockefeller Center: un comble !)...,
par Jean Negulesco.
*****
Jean Negulesco (1953)
