The Fly, 1958.Faible préalable (quoiqu'absolument fidèle à l'excitante nouvelle de George Langelaan) à la réappropriation de Cronenberg, cette mise en boîte (toile ?) d'un savant frappé de god syndrome, pour efficace qu'elle est sur le papier, ne manque pas de se montrer à la fois corsetée et exagérément dirigiste à l'écran.
La belle photo et les amples mouvements d'appareils de Karl Struss (chef op' de Chaplin sur Le Dictateur ou Les Feux de la Rampe) ne suffisent pas à faire vibrer une trame trop rigide et pas assez allégorique (du récit, du récit et encore du récit !)**, qui l'isole du coup (malgré sa notoriété demeurée) des grandes réussites de la SF 50's métaphorique (on n'est pas chez Wise, Arnold ou Siegel, ni même Wolf Rilla), en dépit des recours et modus communs (science pointée du doigt, rapports d'échelle, horrible entomologie, effets spéciaux*...) et l'impactant indéniable de son propos,
par Kurt Neumann.
* joli point d'orgue de "la vision kaléidoscopique" !
** ni à produire véritablement du cinéma.
2 commentaires:
Remarquons à nouveau la pertinence des "titreurs" français puisque la seule mouche qui nous intéresse ici est ... à tête blanche !
Film efficace par son économie de moyens qui m'avait pas mal impressionné à l'époque.
Enregistrer un commentaire