08 janvier 2012

Lee H.Katzin: Cosmos 1999 #1-01


Lee H.Katzin a tout du besogneux routard de la TV series, que des velléités cinématographiques n'écarteront pas longtemps de son destin tout hertzien.

Ses classes faites à l'orée des 60's avec Le Proscrit (après de l'assistanat sur le fouetteux plateau de Rawhide), on le retrouve, du générique des Mystères de l'Ouest à celui de MacGyver, dans tout ce qui fit ou presque pétarader le petit écran (CHIPS inclus !).

Signant une douzaine d'épisodes de Mission: Impossible (en 67-68), il retrouve huit ans plus tard les acteurs (et épousés) Martin Landau et Barbara Bain lors de cet inaugural épisode de Cosmos 1999, le fugace projet Kubricko-StarTrekien des Anderson (créateurs par ailleurs des marionnettisantes Sentinelles de l'Air).

Ce faisant l'homme revient en fait (penaud ?) d'une brève expérience cinématographique qui l'a vu apposer son nom à de disparates productions (l'Aldrichienne interrogation: Qu'est-il Arrivé à Tante Alice ?, la Premingerienne Salzburg Connection (avec Anna Karina et Udo Kier)) au sein desquelles ne brillera à vrai dire (quoique l'affaire fut un bide !) que l'interminable publicité pour les cultissimes montres Tag Heuer (sur laquelle il n'atterrit qu'après la démission de John Sturges) que constitue le surmacouinien Le Mans.


C'est en toute humilité donc qu'il signe l'épisode 1 de la saison 1 de Cosmos 1999 (il en fera autant avec L'Homme de l'Atlantide), qui voit l'échec retentissant du Commandant Koening, un 13 septembre, à éviter une catastrophe nucléaire aux conséquences peu banales: la Lune rompt son orbite avec la Terre et s'en va errer dans l'Espace, par delà même notre si familier système solaire !
Ne pouvant compter sur l'aide du Dr John Robinson ni sur celle Commandant Kirk (pris dans leur propres errantes galères), "l'équipage" de la base Alpha (311 pyjamas à zip sur l'épaule) n'a plus qu'à se débrouiller seul.

Enfin, presque seul puisque cette errance se fera, tout au long de 48 épisodes, sous l'oeil implacable de différents réalisateurs ayant eu maille à partir aussi (et avec des fortunes toutes aussi contrariées), avec le cinoche qu'on aime:
l'edgarriceburroughile Kevin Connor mais aussi Peter Medak (L'Enfant du Diable), Charles Crichton (Un Poisson Nommé Wanda)... ou le recommandablement Hammerien Val Guest (Quatermass !).




A lire sur Le Mans.


5 commentaires:

Krapulax80 a dit…

Super billet, très instructif, qui finit malheureusement en queue de poisson. Quel était le but de ce billet ?
Et de quelle matière étaient faits ces fameux pykamas à zippettes ?

Krapu

Mariaque a dit…

What the Point, donc ?
Une humble et simple évocation des correspondances entre certaines séries télé et le cinoche peut-être ?
Celles dues, par exemple, aux hommes contribuant à l'une et l'autre des manières (et économies), mais aussi aux univers et thématiques se nourrissant les uns des autres.
Citer quelques noms, obscurs le plus souvent pour le plus grand nombre, pour leurs tentatives, besogneuses ou géniales...
Voilà, succinctement, le menu propos du "tag" Séries Bibi, rubrique amenée à être régularisée ici !

Olivier LOËB a dit…

Je suivais assidûment cette série, le samedi après-midi, sur la toute nouvelle chaîne TF1 (merci Guy Lux pour Samedi est à vous, présenté par Bernard Golay).
Et puis, récemment, j'ai acheté (pas cher, chez mon ami Noz) le coffret SeptSeven contenant les longs épisodes Alien attack (1h36) et Cosmic Princess (1h28).
Le premier cité, qui ressemble à l'épisode pilote de la série, je l'ai regardé une vingtaine de minutes avant de capituler : c'est mou, c'est lent, c'est limite laid. On sent quand même l'ambition mais le côté "cheap" des productions TV de l'époque empêche tout recul qui permettrait de visionner la galette jusqu'au bout.

Vincent a dit…

Grand fan moi aussi en son temps, c'est devenu difficile de les revoir sans penser à ce qu'en a fait Mozinor !

Coin-Coin le Trekkie a dit…

Cosmos, c'était toute une époque. Je trouve que cette série a bien vieillit malgré l'aspect relativement kitch qu'elle revêt.